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Mon coming out : déclaration d’amour

Publié le par Miniritou

Je t’aime ! Je t’aime ! Je t’aime !

Je t’aime ma Belle, je t’aime ma Douce, je t’aime, Toi si Grande !

Je t’aime, même si tu me déçois, même si tu me désoles, même si tu me blesses.

Je t’aime même si je ne te comprends pas, même si je ne te connais pas, même si je doute de toi.

Je t’aime malgré tes mauvais côtés, malgré tes défauts, tes rides et malgré tes préjugés.

Je t’aime en dépit de ta mauvaise réputation, en dépit de ton orgueil et en dépit de tes faiblesses.

Je t’aime dans tes faiblesses, dans tes fragilités et dans ton humilité.

J’aime en toi ce qui est grand, ce qui est beau et lumineux, ce qu’on ne voit pas au premier coup d’œil, ce que personne ne devine de toi, ce que tu caches et ce qui, chez toi, me fait grandir et m’émerveiller !

J’aime la Lumière céleste qui vient de toi. J’aime en toi ce qui rend humain parce que c’est divin. J’aime ce qui me rend humain pour me faire chrétien.

Je t’aime, Eglise du Christ, parce que sans toi, je ne le connaîtrais pas.

Tes faiblesses sont les miennes et tes silences coupables sont aussi les miens.  Tes jugements et tes préjugés, ils sont aussi en moi. Tes lenteurs et tes lourdeurs je les connais ! Tes illusions, je les ai vécues, ta vanité, je l’ai éprouvée. Ton sentiment de supériorité, je l’ai ressenti. Ton arrogance fut parfois la mienne, et tes aveuglements viennent de mes yeux et de mon cœur fermés.

J’ai désiré ta sainteté ; j’ai honni ta médiocrité. J’ai contemplé ta grandeur ; j’ai été allergique à tes bassesses.  J’attendais une délicatesse ; j’ai reçu une douche froide.

J’ai espéré une famille : des frères et sœurs attentionnés ; j’ai souvent regretté ton indifférence.

J’attendais beaucoup de toi et je donnais peu de moi-même. J’exigeais tout de toi, je dénonçais tant d’insuffisances.

Je revendiquais ma place au premier rang quand j’avais besoin de toi. Je ne voulais pas comprendre que tu avais besoin de moi.

Eglise de Jésus-Christ, pauvre d’humanité, riche d’amour divin, assemblée des disciples qui sont en chemin vers le Père : tu nous montre la route, non dans la richesse et une trajectoire éblouissante, mais dans la pauvreté et le chemin d’une humanité blessée, qui se laisse soulever par l’Esprit qui donne la Vie en abondance.

 

Mon coming out : déclaration d’amour

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Eucharistie : la symphonie des mains

Publié le par Abbé Jean-Louis Bourniquel

Eucharistie : la symphonie des mains

Communier sur la langue ou dans la main ?  Il me semble que le geste peut être fait  avec une même dignité dans un cas comme dans l'autre ! Il suffit de donner du sens et avoir un profond respect pour le Corps du Christ, que l'on reçoive  la sainte Communion dans la bouche ou au creux de nos mains !

 

L’eucharistie : la symphonie fantastique des mains

Quel prêtre n’a pas été fasciné par toutes ces mains recevant le Corps du Christ ! Les unes, grandes ouvertes et bien plates, les autres superposées en signe de croix ! D’autres encore, arrondies et creuses, accueillantes comme un nid…

D’autres enfin, légères et discrètes, semblant adresser une caresse à Dieu ! Toute la vie est là, en train de défiler. Je devine celles qui ont ramassé des noix ou taillé la vigne, celles qui chaque jour manient l’outil, marquées par la sueur et l’effort, ou meurtries par la machine… Celles qui demeurent lisses et protégées, vierges de cicatrices. Celles qui trahissent un état fébrile ou déficient.

Pouvoir magique des mains, litanie suppliante de nos mains ! Le travail, la santé, les tourments sont gravés en elles inéluctablement : fatigue, labours, lessives et vaisselles ! Rugueuses ou soignées, maladroites ou habiles, nerveuses ou d’un calme contagieux, pâles ou hérissées de veines, bonnes ou prêtes à frapper : telles sont nos mains dont les lignes principales dessinent un secret, une destinée, un métier, un caractère ou une âme ! Ces mains d’hommes et de femmes ont serré d’autres mains : elles ont connu le bonheur de la table familiale, elles se sont posées parfois sur des têtes d’enfants pour reprendre souffle et regarder l’avenir en face ! Toutes se tendron, au dernier soir, vers une autre main à l’heure où il faut se quitter : « Entre tes mains, Seigneur, je remets mon esprit ! »

Symphonie fantastique des mains, symphonie inachevée.

Un chant de communion vous dira l’essentiel de toute eucharistie : « Les mains de Dieu ont accueilli nos pauvres riens et fait fleurir les dons si simples de nos mains ! » Pour nous, ces mains offertes en forme de berceau sont un appel à reconnaître, à retrouver le visage de notre nativité, l’innocence baptismale ou la splendeur des commencements.

Il est beau ce mot d’un poète anglais, Coventry Patmore qui écrit : « Qu’est-ce que Dieu ? Celui qui tient l’Homme dans sa main ! Qu’est-ce que l’Homme ? Celui qui tient Dieu dans sa main ! » 

 Voulez-vous refaire le geste auguste du mendiant au nom de celui qui n’a jamais renvoyé les pauvres les mains vides, mais les aima, le cœur sur la main ?

Nous pourrons alors reprendre le cri d’espérance du psalmiste :

« Mon Dieu, éternel est ton amour, ne cesse pas l’œuvre des mains ! » (Psaume 138)

(Je ne trouve pas normal qu’on tire la langue pour communier. Qu’on ne me dise pas qu’une langue qui ment et calomnie est plus digne qu’une main calleuse)

Abbé Jean-Louis Bourniquel - Diocèse d’Albi

"Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes"

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On est tous le raciste de quelqu’un !

Publié le par Miniritou

On est tous le raciste de quelqu’un !

« Là où il y a de l’homme, il y a de l’hommerie » affirmait St François de Sales. S’il faut dénoncer, rejeter et condamner toute forme de discrimination, de racisme ou de ségrégation, faut-il pour autant ériger cette cause en idéologie totalitaire ? Le racisme est une forme de violence dans une société qui canonise la liberté individuelle comme absolu, qui promeut une morale libertaire et, en même temps, va dénoncer ces comportements individuels comme inacceptables. Il s’agit d’une schizophrénie incompréhensible !

Monseigneur Éric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, affirmait le 10 juin dernier : « La violence est partout dans nos sociétés. Sans doute était-elle cachée. Sans doute la violence est-elle inhérente à la vie sociale : le groupe dominant a toujours du mal à laisser une place réelle aux groupes minoritaires ; les groupes minoritaires ont du mal parfois à supporter leur condition avec patience, et parfois ils ont des raisons d’exploser ; la capacité d’un groupe d’accepter qu’un de ses membres ait un comportement différent de celui de la grande majorité est forcément variable. »

C’est la même schizophrénie qui fait que les policiers et gendarmes, un jour adulés et applaudis face au terrorisme, sont accusés sans nuance de comportements racistes. Comme les soignants décorés pour leur engagement sans faille durant la pandémie, seront peut-être les oubliés de la République quand ils auront quitté le devant de la scène médiatique.

On ne peut pas surmonter par des lois ou des manifestations des comportements et des idées qui sont vieilles comme le monde et qui nous concernent tous ! Oui, tous ! On peut être raciste anti-noir ou anti-blanc, mais il y aussi des racistes contre les pollueurs, les jeunes bruyants, ou les chauffards inconscients... On est tous le raciste de quelqu’un !

La seule issue, bien éloignée des préoccupations de beaucoup aujourd’hui, est de croire que Dieu est capable de nous transformer individuellement et collectivement. Ainsi, Mgr de Moulins-Beaufort ajoutait : « La violence, selon le livre de la Genèse, est tapie à notre porte à tous. Personne ne peut trop vite se dire innocent de ce genre d’attitudes, quoi qu’il en soit de ses intentions. Nous savons que la différence des cultures et des histoires est éprouvante. (…)  Au milieu du monde, les chrétiens portent et ont toujours à porter l’espérance que les humains sont appelés à constituer une communauté et même une communion, où tous portent chacun et chacun porte tous, communion qui est une annonce de la vie éternelle. »

Les chrétiens et tous les hommes de bonne volonté qui aspirent à un autre monde reçoivent cet appel  « qui est la liberté de vivre autrement que le monde, non pour condamner le monde mais plutôt pour aider les hommes et les femmes à s’ouvrir à l’espérance d’une vie plus humaine qui soit divinisante. »

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L'image de L'Eglise et son message

Publié le par Miniritou

Il est, sans conteste, un problème redoutable auquel les chrétiens et la curie romaine devront, tôt ou tard, s'attaquer : c'est l'image de l'Eglise. Le message n'est-il pas devenu inaudible si le messager, les messagers sont peu crédibles ?

Qu'on le veuille ou non, dans le monde du XXI° siècle, l'image de l'Eglise fait obstacle à son message.

Et je ne parle pas là seulement des affaires médiatiques scandaleuses qui touchent certains prêtres ou même des évêques, ni même des propos du pape qui sont facilement extrapolés ou sortis de leur contexte. 

Je parle de l'image de l'Eglise quand elle donne à voir ce qu'elle vit. Les liturgies solennelles, les rassemblements monstres, les prises de paroles officielles, et celle de chrétiens convaincus, ont-ils encore le goût et la saveur de l’Évangile ?

J'apprécie beaucoup les liturgies soignées, vécues avec grande dignité, et riches de beautés et des trésors de la Tradition ;  mais certains fastes et certaines pratiques, sont elles encore lisibles pour des contemporains déchristianisés ? L'Eglise n'a-t-elle pas la tentation de se contenter de se préserver et de se perpétuer, au détriment des actes prophétiques qu'on attendrait d'elle ?

On imagine encore une Eglise capable de tisser des draps d'or devant des sinistrés qui meurent de faim. On entend souvent davantage les messages de réprobation et de condamnations ( la faute aux média ?) que la Bonne Nouvelle de l'amour de Dieu qui relève et pardonne... On déploie un faste surdimensionné dans des situations ou la simplicité révélerait bien mieux, la beauté de notre foi. On connait la simplicité de cœur de notre pape François, mais les autres ne remarquent guère que sa papamobile blindée et son palais apostolique, même s'il a choisi de demeurer dans la maison Sainte Marthe avec d'autres prélats...

Sans cracher dans la soupe, je suis cependant convaincu que l'Eglise doit encore perdre de son aura, de sa réputation pour redécouvrir la moelle de l’Évangile. Sans renier ce qui a fait son histoire, sans rejeter son patrimoine et ce qu'elle a apporté à la société à travers les arts et les lettres, notre bonne vieille Eglise a encore des conversions à opérer. Et il se peut que ces conversions doivent se faire par nous ! « Nous portons un trésor dans des vases d'argile » (2 Cor 4,7).  Et ce trésor, Dieu nous l'a confié... Donc au boulot !

 

L'image de L'Eglise et son message

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L'action de l'Esprit-Saint dans la vie du chrétien : parabole...

Publié le par Miniritou

Un conte : la planchette noire

 

 

Michaël, riche propriétaire terrien, entre un beau jour dans la cabane de son serf Nikita. Celui-ci tient dans la main gauche une planchette noire, et dans la droite un chiffon doux. Patiemment, il frotte la surface sombre.
Après l’avoir observé pendant un moment, Michaël lui demande :
«Mais que fais-tu donc ? »
Nikita lui répond : « Vois, maître, cette planchette était une des plus belles icônes de notre église. Pendant des années, on a fait brûler près d’elle des petites lampes à huile. L'icône s'est peu à peu couverte d’une couche de graisse noirâtre et l’image a complètement disparu. Alors, notre Pope m’a demandé de la nettoyer. Depuis des semaines, chaque fois que j’ai le temps, je viens la frotter avec un chiffon tendre pour que lentement, l’image réapparaisse. Mais il faudra beaucoup de patience!
........
Regarde! De-ci, de-là, on aperçoit déjà un reflet de couleur qui renaît. Cela me donne le courage de continuer jusqu’au jour où, enfin, elle aura retrouvé toute sa beauté!»

Notre vie consiste aussi, peut-être, à frotter sans violence, mais avec persévérance, l’image vraie de ce que nous sommes appelés à être, pour faire disparaître tout l’enduit crasseux de nos égoïsmes, de nos indifférences, de tout ce qui nous encombre …
La planchette noire, c’est ma vie ou l’image de Dieu que je suis. Le chiffon doux, c’est l’Esprit-Saint. A moi de les mettre tous deux en contact... Ainsi je pourrai, comme l’icône, redevenir « Moi ».

L'action de l'Esprit-Saint dans la vie du chrétien : parabole...

Publié dans Confirmation

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Le bonheur dans un brin de muguet ?

Publié le par Miniritou

Le bonheur dans un brin de muguet ?

Si un institut de sondage faisait une enquête pour connaître le pourcentage de français qui veulent être heureux, il est à parier que 100 % des sondés répondraient affirmativement.  Les solutions et les chemins pour trouver le bonheur seraient par contre sans doute bien plus variés et discutés.

De nos jours, le bonheur est souvent associé à une forme de plaisir, de jouissance, de bien-être. On souhaite ce bonheur aux nouveaux mariés aux nouveaux parents, à un nouveau retraité, à ses proches avec un brin de muguet. On l’assimile à la chance, à un épanouissement qui permette à la personne de se sentir bien !

Il est à parier que peu de nos contemporains parleraient d’un bonheur spirituel, faute d’expérience d’un vrai bonheur issu de la rencontre avec Dieu. Parmi ceux qui liront ces lignes, qui a déjà vécu une expérience intérieure tellement forte qu’elle a imprimé un désir insatiable de revenir sans cesse à cette source de joie ? Si Dieu existe, il est certainement là pour nous aider, nous soutenir dans l’épreuve, mais certainement pas pour nous montrer le chemin ou nous faire accéder à un bonheur ici-bas. Peut-être dans l’Au-delà éventuellement…

Pourtant si on réfléchit : le bonheur dans le muguet, dans le whisky, dans le sport, dans le bien-manger, ou même dans une relation épanouissante : n’est-ce pas un peu précaire et limité ?

 « Le bonheur, cet hôte si discret dont on ne découvre l’existence qu’en recevant son acte de décès… »

Je persiste à croire et j’affirme avec conviction que le vrai bonheur ne se conquiert pas à force de bons choix et de d’actes, même héroïques, mais qu’il se reçoit en cadeau comme une grâce du Ciel : telle une pluie de printemps qui vient rafraîchir le visage de manière inattendue, et qui provoque un sourire contagieux sur les visages alentours !

Confinés, arrêtés, empêchés dans bien des activités, est-ce que notre soif de bonheur a grandi ou bien s’est éteinte durant ces dernières semaines ? Avec le temps qui passe, je crois que nous pourrions aspirer à un bonheur qui nous enveloppe à « l’insu de notre plein-gré » et découvrir qu’il ne s’agit plus d’acquérir le bonheur que de devenir le bonheur que nous désirons, afin qu’il nous possède sans que nous ne puissions jamais le posséder !

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Déconfinement : et après ?

Publié le par Miniritou

Déconfinement : et après ?

« Vous pouvez reprendre une activité normale ». Cette réplique culte qui clôturait chaque séquence des « Guignols de l’info » va-t-elle devenir le 11 mai le slogan d’après confinement ?

L’économie à l’arrêt ou au ralenti ; l’administration confinée ; les écoles à distance ; les examens : en contrôle continu, les soignants sur le grill d’une pandémie… Les férias annulées ; les festivals rayés de l’agenda ; les Jeux Olympiques reportés… Il n’y a que le prix des carburants qui a fondu, pour le bonheur de ceux qui roulent !

Nos compatriotes, nos voisins, la classe politique et les responsables économiques, ceux qui ont en charge le « vivre ensemble » auront-ils compris la leçon ?  Où vont-ils nous prendre vraiment pour des guignols ? Et qui élargira nos horizons pour nous rappeler que si l’épidémie se calme en France, elle fera peut-être encore bien des ravages dans de nombreux autres pays ?

Et moi… ? Chacun de nous : serons-nous à la hauteur des défis à relever et des changements de mode de vie à opérer ? Il ne s’agira pas uniquement de porter un masque ou de faire preuve d’une plus grande hygiène à se laver les mains. Il ne suffira pas de "pétasser" nos vieilles habitudes par un lifting de printemps du mois de mai, pour reprendre une vie normale, après deux mois de prison à la maison ! Avec le risque de vouloir bien naturellement compenser nos frustrations de mars et avril, en nous « lâchant » en mai et juin…

La vraie question : c’est qu’est-ce que JE suis prêt à changer dans mon mode de vie, dans mes habitudes et mes projets ? Qu’est-ce que je suis prêt à investir pour que des choses changent aussi dans le rapport de notre société à l’argent, aux priorités, aux investissements et aux relations internationales ? Rester en France pour les vacances ? Partir en vacances ou se reposer à la maison ? Garder des liens avec ses voisins que je ne connaissais pas avant le confinement et avec qui des liens opportuns se sont créés pour une entraide toute naturelle …  Et savoir rester attentifs aux plus fragiles, aux isolés… Si JE change, le monde changera ! Mais il faut beaucoup de « JE » pour que ça se voit, et que ça devienne une belle épidémie de fraternité contagieuse !

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Ma joie, mon espérance : rien de plus important !

Publié le par Miniritou

Juste pour vous informer :
ce n'est pas une fake new ni une INFOX :
Le Christ est ressuscité !
Il faut que ça se sache !
Ma joie, mon espérance : rien de plus important !

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Pâques : cloches, chocolats… et Résurrection ?

Publié le par Miniritou

 La Résurrection n’a plus la côte, même chez les catholiques pratiquants. Des sondages révèlent qu’un pourcentage élevé d’entre eux ont du mal à croire en la résurrection. Pâques est plus facilement la fête des cloches, des poules en chocolat que la victoire définitive du Christ sur la Mort.

Parler de résurrection aujourd’hui, n’est-ce pas dépassé ?

Si la résurrection de la chair dans la foi des chrétiens n’a rien à voir avec la réanimation de notre corps matériel fait de muscles et de sang, il est aujourd’hui nécessaire que nous soyons être au clair sur cette question centrale de notre foi la chair au sens biblique désigne la totalité concrète de l’être : l’humain biblique n’a pas un corps et une âme : il EST corps, esprit et âme. En ce sens, la résurrection de la chair fait de nous des êtres uniques appelés à vivre avec tout ce que nous sommes en tant qu’être humain unique. « Si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est notre foi : votre foi n’est qu’une illusion et vous êtes encore dans vos péchés. ». (1Co 15,14). La résurrection est inaugurée par notre baptême : la vie que Dieu donne doit déjà se déployer dans notre vie terrestre et trouve son accomplissement lors de notre Pâque, le jour de notre mort. Vivre en chrétien nécessite alors de prendre conscience de cette certitude : la vie éternelle est déjà commencée. La résurrection de la chair ne peut pas être qu’un slogan publicitaire, à moins que l’Evangile ne soit que qu’un produit de consommation courante…
Pâques : cloches, chocolats… et Résurrection ?

Publié dans Exposés sur la foi

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L’eucharistie : expérience charnelle pour vivre sa sexualité.

Publié le par Miniritou

  Depuis mes premières années de sacerdoce, je réfléchis au sens de mon célibat. J’ai découvert assez vite après mon ordination ce qui se produit au cœur de la consécration. Quand au nom de Jésus, je prononce les paroles : « ceci est mon corps livré pour vous », c’est Jésus lui-même qui se livre entre mes mains, mais c’est aussi mon célibat qui prend toute sa signification : je livre moi-même, pauvrement, humblement, mon corps à Jésus, et à son Corps qui est l’Eglise. Je parle moi-même uni à Jésus dans ce corps livré : non pas livré à une femme, dans une relation charnelle. Mon célibat prend toute sa signification spirituelle lorsque j’accepte, comme Jésus de livrer moi aussi mon corps et toute ma vie pour la multitude. 

Pour aller plus loin, il faut aussi lier à l’Eucharistie la relation conjugale. Tout chrétien, qu’il soit célibataire et assume son célibat, qu’il soit célibataire contre son gré, ou qu’il soit marié, peut trouver dans l’eucharistie une force et une lumière immenses pour vivre et assumer sa sexualité.

  • Le célibat consacré est une union mystique avec Celui qui s’est livré pour la vie du monde.
  • Le célibat non choisi, au-delà de la souffrance qu’il engendre, de la solitude pesante qu’il crée, peut aussi être vécu dans la lumière quand cette souffrance et cette solitude deviennent resplendissantes de l’amour de Jésus qui n’a pas choisi la croix par plaisir mais qui livre sa vie par amour de tous les hommes.
  • Le mariage exprime aussi merveilleusement à mon sens le sens profond de l’eucharistie.

Quand les époux se donnent l’un à l’autre dans une relation charnelle, cette relation sexuelle, ce corps à corps est, en principe, l’aboutissement d’un cœur à cœur, d’une complicité, d’un engagement fondé sur le OUI à l’autre. Vivre la communion de manière profonde et vraie, c’est dire ce OUI à Jésus, c’est désirer un vrai cœur à cœur, une véritable intimité avec Lui. Ce cœur à cœur se prolonge et s’approfondit dans le « Corps à corps » de la communion eucharistique.  Pas seulement le fait de manger l’hostie, mais aussi la communion spirituelle où l’on reçoit aussi la Parole.

Dans la manducation du pain eucharistié, c’est un véritable et concret corps à corps, une rencontre au plus intime de nos entrailles qui se produit avec le Seigneur.

 

L’Eucharistie donne la clé de la sexualité conjugale. Et le mystère de l’amour conjugal peut aussi, à l’instar du célibat sacerdotal, et de la souffrance du célibataire contraint, nous aider à mieux vivre et à assumer chaque communion, dans la lumière de notre humanité et de notre sexualité.

L’eucharistie : expérience charnelle pour vivre sa sexualité.

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