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Publié par Xavier Cormary

 
La souffrance est une question qui reste sans réponse. Ou plutôt, la réponse de Dieu n'est pas une parole : c'est l'amour qui se livre sur la croix pour habiter de sa présence toute souffrance humaine. Dieu ne donne pas de leçon ou ne fait pas de discours sur la souffrance : il vient souffrir à nos côtés afin que tout homme puisse le rencontrer au coeur de son épreuve.
Nous voyons se multiplier les procédures judiciaires à l’encontre de personnes qui ont donné la mort à un proche ou un patient : le procès de ce médecin, condamnée à un an de prison avec sursis cette semaine, et l'infirmière acquittée, a occupé l'espace médiatique cette semaine. Il y a eu aussi le cas Vincent Humbert euthanasié par sa mère et son médecin ...
La question de l'euthanasie est pour moi un mystère. La demande du malade : c'est d'être délivré de toute douleur, ce n'est pas un VRAI désir de mourir. Qui voudrait profondément mourir ? Le malade veut vivre mais sans souffrance. Aujourd'hui, la médecine est capable de soulager la douleur, les méthodes et médicaments sont assez efficaces. On ne met pas assez en oeuvre ces traitements anti-douleur.
 
La vrai question de l'euthanasie concerne souvent plus l'entourage du malade que la malade lui-même. Nous réagissons devant la maladie qui défigure la personne, et nous éprouvons pitié ou horreur devant le mal qui gagne... Nous voulons (inconsciemment souvent) ne pas regarder la maladie en face et la mort qui adviendra de manière inéluctable. Alors quand la mort est lente, on voudrait la rendre plus douce, plus rapide, moins évidente, moins flagrante. Autant se débarrasser de la question rapidement. Car un jour, ce sera notre tour ! L'euthanasie est alors la réponse idéale.
 
Derrière cette question, se cache l'interrogation du sens de notre vie et du sens de la mort. La mort est devenue honteuse, scandaleuse. Dans le monde d'aujourd'hui, il faut cacher les morts : on ne meurt plus à la maison, on ne ramène pas le mort chez lui. On ne montre pas un mort à un enfant... Tout est vécu pour évacuer de notre société la mort et ce qui y est associé, ce qui y fait penser de manière réfléchie et responsable. A côté de cela, les dérisions du style Halloween vont se moquer de la mort, la singer afin de l'exorciser. On ne peut pas rire de la mort, alors on fuit sa réalité et on invente un monde où la mort est virtuelle : jeux vidéos ; films de guerre... la mort virtuelle est un jeu. La mort réelle est un drame.
A côté de ça, on assiste à un retournement de situation récent : la question de la Prévention routière est devenue tellement urgente qu'il apparaît nécessaire aujourd'hui de montrer la réalité : plus de 4000 morts sur les routes en France chaque année. Les campagnes de publicité n'hésitent plus : il faut choquer les automobilistesen leur montrant des scènes réelles afin qu'ils prennent conscience des dangers de la route... Chassez la mort, elle revient au galop... Elle  nous rattrape un jour ou l'autre.
 
Comme chrétien, je n'ai pas moins peur de la mort qu'un autre. elle me fait aussi mal qu'à un autre lorsqu'elle vient frapper un proche, un ami... Mais la mort n'est pas un trou, un vide, un non-sens. La mort est passage vers la lumière de Dieu. La mort n'est plus jamais victorieuse depuis que Jésus Christ a ouvert une brèche dans la nuit sans fin de la mort.
La mort reste un drame pour l'homme croyant, mais un drame devant lequel il n'est plus seul. Dieu habite même "les enfers" (ne pas confondre avec l'enfer !!!) et nous prend par la main pour vivre notre pâque.
 
Oui, on peut donner la vie par amour ! On peut aider à vivre jusqu'au bout par amour. Jamais je ne pourrai croire qu'on puisse donner la mort par amour, si ce n'est pas amour de soi-même !
 
Christ est ressuscité, en lui notre espérance !
L’'euthanasie, regarder la mort en face ?

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Catherine 30/07/2010 10:50




En évidente contradiction avec le “Notre Père qui êtes aux Cieux …Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel” et celle-ci a été très clairement prescrite à Moïse “ Tu ne tueras
point” ….. Alors ? Continuez-vous de penser que ces trois excuses seront admises comme valables auprès de la Cour céleste ? Pensez-vous qu´elles seront reconnues comme des circonstances
atténuantes ?  Je vous rappelle qu´il ait des situations limites où Dieu n´accepte pas les “ consensus négociés” ni “ les choix
politiquement corrects“, dans le cas des péchés capitaux la position prise par l´intéressé et la décision qui en découle sont soumises par Dieu et par Jésus- Christ à un tri draconien et
inflexible: à droite ou à gauche, dans la lumière ou dans l´obscurité, au Paradis ou en Enfer. Les “tièdes” qui tentent de négocier le destin de leurs âmes en justifiant l´injustifiable ne sont
acceptés en aucune manière : “ Je connais ta conduite : tu ´es ni froid ni chaud- que n´es-tu l´un ou l´autre?- Ainsi puisque te voilà tiède, ni chaud ni froid, je vais te vomir de ma
bouche”(Apocalypse de Saint Jean III, 15-16). “Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés” nous a laissé comme leg Jésus, est-ce que ça signifie “tuez-vous les uns les
autres” ou plutôt à l´inverse “prenez soin les uns des autres en un pacte d´amour entre “frères” pour le meilleur et pour le pire” ? Est-il possible que de telles phrases d´une transparence si
limpide puissent être sujettes à quelconque tergiversation manipulatrice ? N est-ce pas assez explicite ? En réalite aucune confusion ne peut avoir lieu du coté de ceux
qui les lisent, ni non plus aucune tolérance ne sera admise du coté de Dieu et de Son Fils Unique. Ce n´est pas un aspect négligeable que de tirer les conséquences de nos actes durant notre
séjour sur Terre dans le but de nous préoccuper du destin final de notre âme pour l´éternité, cela doit ou tout au moins devrait faire réfléchir tout être pensant ….


 


A suivre …. Catherine


 




Catherine 30/07/2010 10:45




quand le fruit de l´âme est mur pour engranger et mettre en cuve l´abondance au Paradis ou  pour passer disette indéfiniment en
Enfer”. Car tuer la souffrance de son propre corps ( suicide) ou de celui d un autre être humain avec son accord (suicide assisté), c´est
également porter un coup mortel à son âme, totalement contraire au destin de l´âme d´un souffrant éliminé (euthanasie) et de celle d´un bébé innocent détruit, sans défense et sans voix
pour demander de l´aide ( avortement et eugenisme) qui n´ont pas consenti à leur propre assassinat. Quel humain possède une qualification supérieure pour
déterminer pour l´ éternité entière le destin d´une âme autre que la sienne propre ? Il faut alors  prendre note là de l´immense
fossé qui sépare la compréhension et l´approbation manifestees par autrui vis à vis d´actes de si profonde désorientation psychique et de si néfaste envergure morale, l´angoisse et la
souffrance psychologique de celui qui souffre, tant en ce qui concerne le malade ou le vieillard comme de la famille et de l´ entourage, peuvent amener le cerveau à divaguer sur de telles
solutions rapides et drastiques, c´est compréhensible car nous sommes humains et pensons par moments être parvenus à la limite extrême de nos
facultés de résistance et de patience, mais ces sinistres intentions et irrémediables mises en application de semblables projets funestes ne sont pas
pour autant dignes d´approbation. Reconsidérez des évènements de votre passé qui vous sont apparus en ce temps là désastreux et catastrophiques et réévaluez-les maintenant et vous pourrez
constater que les qualificatifs exagéremment négatifs que vous leur aviez attribués alors, ne sont plus à l´heure actuelle et de loin ceux qu´ils méritaient réellement car ils ne les décrivaient
pas conformément à la  juste réalité. Cette différence d´analyse de la situation est dûe à notre état psychologique stressé relatif au choc émotionnel du passé et à celui plus
lucide et équilibré du temps présent car la longue crise aïgue de “Regarder la mort en face”s´est finalement terminée. L´abyssale différence au niveau de la conscience réside dans le fait que
celui qui a accompli son devoir moral et spirituel en respectant les temps imposés par Dieu et en valorisant au plus haut point philosophique la dignité humaine au travers d´un proche ou d´un
égal, se voit congratuler intimement de pouvoir poursuivre sa propre vie la conscience tranquille et l´âme en paix. Par contre, et quoiqu´en disent ceux qui sont partisans de toutes ces pratiques
d´elimination de l´autre avec ou sans son consentement, celui qui a suggeré, qui a aidé, qui a facilité, qui a collaboré pour tuer traînera sa vie durant en mémoire cet acte et les images qui y
sont associées comme un fardeau sur sa conscience, sur sa santé et sur son coeur, sac à dos qu´il croira avoir définitivement accroché, déposé ou oublié et qui irrémédiablement réapparaitra comme
un fantôme lors d´une simple conversation ou de la proyection d´un film ou du fugace souvenir d´une odeur ou de la vision d´un subtil reflet grisâtre à la tombée du soir . C´est une charge immense à porter pendant toute une existence que d´avoir tuer une personne, mais encore plus de l´avoir fait avec préméditation
car cela équivaut à l´avoir assasinée. Qui peut sincèrement assurer que le doute et le sentiment de culpabilité qui s´y associent ne le poursuivront jamais ? Quelle différence y a-
t-il entre ceux qui il y a environ une année ont retiré le sérum, qui hydratait et alimentait cette jeune Italienne qui se trouvait dans le coma pour la laisser cruellement mourir de faim et de
soif comme un chien, sachant qu´elle ne pourrait pertinement jamais se lever de son lit ni faire le nécessaire pour se sauver, et les soldats qui réalisaient le même type d´actes dans les camps
de concentration nazis ? Constatez comment le remords fait lentement, mais sûrement son chemin tout d´abord au travers de la mémoire consciemment opprimée et finalement évacué sous la forme d´un
aveu de façon violente lorsque la conscience ne résiste plus ou de façon inattendue quand  l´inconscient le révèle dans une conversation-lapsus comme ce fut le cas récemment
pour ce célèbre journaliste anglais qui a relaté devant les caméras lors d´un reportage dans un cimetière sa responsabilité directe dans l´assassinat de son ami intime plus de 30 années
auparavant. Il est un autre élément capital à tenir en compte dans le cas du “suicide assisté”: assassiner entraîne la mort physique d´un corps, mais tue
également l´ âme du défunt qui a donné son accord préalablement, pour le “collaborateur” c´est donc être co-responsable de la mort spirituelle du suicidé. En effet se transformer en assassin
implique d´une part devoir assumer le poids d´une faute morale gravissime et d´autre part religieusement condammer sa propre âme à un chatiment sans retour. Car n´oublions pas que l´homme est une création tres complexe : il est certes corps physique temporel avec un cerveau doué d´intelligence, mais pour le décrire dans
son intégralité il est aussi et en même temps un esprit anobli par une âme éternelle. Au moment du jugement final personnel, quand Dieu ouvrira le livre de la vie de celui qui a “si
généreusement collaboré”, quelle explication plausible ce dernier pourra-t-il donner à son Créateur pour justifier son acte ? Une euthanasie ou un “suicide assisté” est un geste fondé sur quoi ?
Sur la pitié ? Sur la charité ? Sur l´amour ? Reellement ? Tuer quelqu´un représente un geste d´amour ? Vraiment ? Quel curieuse façon d´aimer! Quelle interpretation tendancieuse et mal
intentionnée du sentiment d´amour ! En évidente contradiction avec le “Notre Père qui êtes aux Cieux …Que votre volonté soit faite sur la terre comme au cie




Catherine 30/07/2010 10:36



quelle sera la force de résistance du souffrant, combien de temps durera  sa lutte, quand viendra l´ écheance libératrice, quand aura lieu le triste dénouement. Car il est
important de préciser sans équivoque que le dénouement est toujours malheureux, même s´il est fréquent d´intimement percevoir une double sensation de mal-être et de contrariété 
personnelle provenant de l´inavouable souhait intérieur du décès le plus rapide possible de l´être aimé. Ce désir secret est bien évidemment un sentiment d´amour et de charité interprété
confusément, mais il est aussi secrètement un besoin de mettre fin aussi à sa propre peine face à son incapacité de soulager le malade. C´est aussi constater et être obligé d´ admettre notre
impuissance et nos limitations, c´ est devoir accepter que nous ne sommes que des êtres fragiles et insignifiants avec un pouvoir bien risible et limité face aux forces de la nature qui, elles
aussi, régissent nos organismes. Nous, ceux que l´on définit comme les êtres supérieurs qui dominons la Terre, ressentons un mal fou à ordonner toute cette confusion d´idées et de sentiments qui
s´enchevêtrent. Nous nous trouvons “déboussolés”, nous sommes en train de “perdre le nord”, il suffit d´observer et de savoir analyser le langage corporel en de telles circonstances : des deux
mains nous nous tenons la tête tant le cerveau pèse, nous ressentons sucessivement l´impérieuse nécessité de réfléchir, de nous concentrer, d´assimiler, d accepter et de réordonner cette
cacophonie cérébrale silencieuse et ce caos emotionnel afin de parvenir à récupérer la tranquillité mentale et recouvrir notre paix intérieure. Nous voir contraints d´ annihiler notre vanité et
de nous résigner à reconnaître notre petitesse est un immense combat intérieur entre l´intelligence et l´âme. C´est le moment-clé du blanc ou du noir: ou considérer l´autre comme un complexe
conglomérat de cellules vivantes  doué d´un cerveau dans le temps présent ou le reconnaître comme un être de source divine possesseur d´une âme pour l´ éternité. Alors que la
majorité des hommes décident de mettre un frein à leur “folle douleur intérieure” baissant humblement la tête, implorant force et patience pour continuer le tortueux sentier, confiant en Dieu et
Lui offrant leur coeur et leur peine en signe de soumission à sa Propre Volonté: “Seigneur, ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez nous du mal”. D´autres
continuent à faire “monter les enchères” se laissant dominer par la vanité et  commettant l´ irrespectueux affront de se comparer à Dieu osant s´approprier du pouvoir de vie ou
de mort sur un autre être humain, sur un semblable, sur un frère, sur un fils. A ce moment précis et dans ce triste état psychologique d´usure mentale, de confrontation à ses propres limitations
et de lancinante torture morale face à la douleur de l´être aimé au diapason duquel ils souffrent, se produit l´effet de bascule qui les entrainera vers la décision  de
non-retour. Sortir de l´impasse, mettre un terme, se sentir pris dans un piège, se taper la tête contre un mur, étouffer, suffoquer, être dans un tourment sont les expressions utilisées pour
décrire l´etat d´angoisse interminable et sans “espoir” d´écheance proche de l´ entourage d´un grand malade ou d´ une vieille personne qui s´eteint lentement. Alors puisque la délivrance n´est
pas assez rapide, pour couper au plus court et mettre ainsi fin aux deux souffrances – celle du patient et celle psychologique et aimante de ceux qui l´entourent- survient l´idee de la “radicale
solution” basée sur la fameuse citation de Maquiavel “La fin justifie les moyens”. Le piège de la vanité se referme et par “amour” l´entourage décide en pleine conscience de reprendre la
situation  en mains, de faire disparaître le calvaire, d´éliminer ce corps qui désespérément résiste et perdure. Ils choisissent la pire solution, par l euthanasie et le
“suicide assisté”, les “collaborateurs” s´emparent du droit de vie ou de mort sur 1´homme et par là aussi sur la dignité humaine, car paraphrasant le proverbe qui énonce “Sauver un enfant, c´est
sauver l´humanité”, on peut dire que “tuer un homme, c´est tuer l´humanité”. Or qu´énonce et ordonne sans équivoque la Bible au 5 ème
Commandement : “ Tu ne tueras point”. Car comme vous l´avez vous-même écrit, Eric, c´est bien le terme “tuer” qui s´applique à cette lamentable décision. De quel droit peut-on tuer une autre
personne ? Qui sommes –nous pour le faire ? Qui nous a attribué ce pouvoir suprême ? Quelles sont les qualités personnelles exceptionnelles dont nous serions dotés qui nous autoriseraient à
prendre une telle décision ? Quelle serait l´éventuelle supériorité humaine personnelle qui nous concèderait l´autorisation morale de commettre cet acte criminel ? Qui suis-je moi, simple
être humain, pour juger de qui doit vivre ou mourir ? Qui suis-je pour condamner et tuer un autre être égal à moi ? Selon ce 5 ème Commandement, même sans être “assistée”, une personne ne
doit pas attenter contre sa vie, n´est-il pas écrit aussi dans l´Ancien Testament qu´aucune incision doit être réalisée sur notre corps (d´ailleurs dans certains pays à majorité chrétienne ce
texte est même affiché préventivement dans les ateliers de tatouages) ? Notre vie est un don du Seigneur, nous n´avons absolument rien fait pour la
mériter, tout nous a été offert gratuitement, pas un seul cheveu de notre tête n´est le résultat de nos efforts, notre corps nous devons en prendre soin car c´est le sanctuaire de la vie que Dieu
nous a prêté, mais il ne nous appartient pas, nous ne devons pas l´agresser volontairement, ni le tuer et encore moins l´assasiner, c´est Dieu qui décide quand notre saison sur Terre est
terminée, quand est arrivé le temps des vendanges, quand




Catherine 30/07/2010 10:05



Apres la première partie qui répondait aux deux questions précises d´Eric, voici la suite de ma réponse chargée de concepts et de raisonnements qui, je l´espère, seront utiles à toute personne
éventuellement dans le doute.


Seconde partie


 


Non, personnellement je pense qu´il faut plutôt entreprendre la démarche inverse, c´est à dire qu´il vaut mieux démontrer un esprit généreux envers tous les actes et toutes les paroles d´un saint
ou de l´Eglise tout au long de son existence et ne se fixer que sur le résultat final et actuel qui globalement et indéniablement est positif . Il est beaucoup enrichissant pour l´esprit,
nourrissant pour la foi, adoucissant pour le coeur, et enbaumant pour l´âme de considérer le bien et le beau, les erreurs ne signifiant que le fait de trébucher pour permettre de se redresser à
nouveau et de repartir de plus belle sur le correct chemin. L´Eglise et les saints sont source d´inspiration et certitude de foi car Dieu Vie, Lumière et Chemin est source
d´alimentation spirituelle pour toute âme en peine et fontaine de jouvence pour tout coeur qui pleure et qui saigne. Je pense qu´au niveau de la psychologie de l´homme, il est nécessaire de faire
une très nette distinction entre l´etape finale de la mort physique elle-même et l´antérieure, celle de la maladie ou de l´usure naturelle du corps. D´une part,  il y a l´étape
de “Vivre la mort”, curieux contresens, qui marque l´instant précis de la défaillance totale du corps et qui signifie, selon le cas, le départ vers l´au-delà pour celui qui succombe brusquement,
la délivrance pour le malade souffrant et dans les deux cas, la fracture émotionnelle pour ceux qui l´entouraient et qui restent, comme le sont la famille et les amis qui au travers du temps
réussiront à cicatriser leur peine, d´ autant plus rapidement lorsque l´on sait comme croyants qu´il n y a pas de mort, sinon simplement un transfert, un passage, un dépouillement physique qui
libère l âme. D´autre part, il existe aussi l´étape de “Regarder la mort en face” qui est psychologiquement bien différente à l´antérieure, c´est en effet toute la période qui précède le décès,
quand la mort est brutale ce face à face n´existe pas, la douleur de ceux qui restent est simplement inattendue et aïgue et se résorbe avec le cours de la vie qui continue. En revanche, si les
conditions qui devancent, qui annoncent et qui conduisent à la mort sont pénibles et douloureuses à cause de l´épuisement de l´organisme dû à la vieillesse ou à la maladie, cette même époque est
alors ressentie par l´entourage comme la plus insupportable. Cette différence de perception est dûe au fait que la famille et les amis proches se trouvent dans un état d´ angoisse quasi
permanent qui ne se calme que dans les rares moments où le cerveau  parvient à une sorte de saturation psychique  à force de tant et tant retourner dans leur
tête le problème de cette lente agonie et de ne pourtant pas reussir à y trouver une solution. Quand la réalite frappe de plein fouet et que l´evidence éclate aux yeux étant donné l´évolution
négative ou régressive du malade qui est à la fois un être aimé, il ne s´ agit plus d´une simple anxiété face à un état de santé préoccupant qui éventuellement pourrait s´améliorer et terminer
bien, sinon d´une angoisse profonde qui étouffe et qui pèse car mentalement on anticipe et l´on sait avec certitude que l´issue en sera fatale. L´ angoisse submerge l´esprit et
son intelligence car comme humains, nous nous trouvons confrontés aux trois questions existentielles de notre être et transcendentales de l´ humanité: pourquoi vit-on, d´où vient –on et où va- t-
on ?  “Regarder la mort en face” dans l´autre, c´est être contraint de constater l´épuisement physique, le délabrement du corps, la puissance et la ténacité de la douleur
et c´est donc également être obligé de voir le reflet de notre propre mort qui elle aussi indéfectiblement surviendra un jour. Le second facteur qui augmente ce déferlement conjugué d´ angoisse
et de peur instinctive est le temps, on ignore quelle sera la durée précise de cette maladie ou de cette dégradation du corps, quelle sera la force de résistance du souffrant, combien de temps
durera  sa lutte, quand viendra l´ é





Catherine 17/07/2010 10:25



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et sauter tous les pièges dans un pur instinct de préservation sans pour autant renier sa foi même au moment d´être confronté au supplice. Définitivement, ce n´est pas à la portée de n´ importe
quel chrétien et c´est pour cela que l´Eglise l´a reconnu comme Saint. “Aller chercher la petite bête” de quelques lignes négatives( difficiles instants ) dans un texte ( durs moments) d´un livre
( époque dangereuse ) de toute une bibliotheque (maintien d´une ligne de conduite chrétienne durant la vie entière) qui culmine par un acte sublime de fidélité à sa foi ne changera jamais le
bien-fondé de la reconnaissance de l´Eglise envers Saint Thomas More. Un moment d´égarement ou de faiblesse,  il nous arrive tous d´en avoir, mais cette faiblesse passagère ne
remet jamais en question la totalité des attitudes de vie, ni en l´occurence la valeur de son courage puisqu´il a été jusqu´a donner sa vie. Un seul moment entaché d´erreur ou de péché ne noircit
pas pour autant tout l´ensemble d´une existence, sinon les chrétiens n´auraient alors plus jamais droit à la rémission de leurs péchés, à la miséricorde de Dieu et ainsi le destin de chaque
pêcheur serait irrémédiablement marqué au fer rouge et sans jamais plus aucune possibilité de le corriger par l´effort de se racheter au travers de la supération. Ce serait comme de dire que
l´ensemble des prêtres de l´Eglise catholique au travers de ses 2010 ans d´existence ne représente aucune valeur de bonté parce qu´il y a eu l´époque de l´  Inquisition ou que
Jeanne d Arc ne mérite pas d´être Sainte parce qu´elle a combattu avec l´épée à la main pour le royaume de France et cependant elle aussi est un modèle à imiter car elle a donné sa vie pour sa
foi. Les Apôtres n ´ont –ils pas eux aussi été des peureux quand ils ont disparu au moment où Jesús était arrêté et l´ont abandonné à son triste sort ? Pierre n´a –t- il pas été même un lâche
quand il a nié par 3 fois avoir été vu accompagnant à Jesús et pourtant le Christ l´a désigné son successeur direct sur terre pour prendre en charge l´immense responsabilité de l´Eglise? Jesús –
homme déjà sur la croix et a à peine quelques secondes de devenir Christ- Dieu n´a t- il pas lui aussi douté très humainement de son Père “ Pourquoi m´as-tu abandonné?” et pourtant l´ instant
suivant il devint et est Jésus- Christ- Dieu !!! Vous  affirmez aussi que Saint Thomas d Aquin justifiait la peine de mort pour les hérétiques, comme simple être humain croyant
peut-être considerait-il sincèrement qu´il s´agissait là d´un cas de légitime défense de l´ Eglise soumise à de graves attaques et que ceux-ci méritaient châtiment ? Est-ce que sincèrement cette
opinion de Saint Thomas d´Aquin à un moment précis de l´Histoire où l´Eglise courait un sérieux péril permet de douter de la valeur de tout le reste de sa vie et autorise à remettre en question
sa sainteté ? Je ne le pense pas et c´est pour cela qu´à présent, reliant tous ces concepts avec l´euthanasie et le “suicide assisté”, je suggérerais de ne pas reculer dans le temps au milieu de
circonstances historiques particulières pour chercher dans l´immense machine pleine d´engrenages qu´est une vie la toute petite pièce qui a présenté un léger défaut de fabrication, laquelle
pourrait être sciemment utilisée pour servir malencontreusement de justification à une grave décision à prendre dans le temps présent qui conduirait un acte irrémédiable. Le passé est
passé,  comme dit un proverbe asiatique “ Personne ne se baigne jamais dans les mêmes eaux”, le courant circule et les circonstances ne sont jamais les mêmes. Imaginez un seul
instant que quelque fanatique catholique ( s´il en existait un ?) prenne au pied de la lettre les paroles de Saint Thomas d Aquin aujourd´hui et s´en serve comme légitime défense en représailles
contre tous les assasinats commis actuellement envers les chrétiens dans de nombreux  pays islamiques et pourtant l´horreur est grande, la peine est immense et les preuves sont
là !!! Allez voir le lien suivant, cliquez sur les termes “Pasen y vean”: http://www.hispanidad.com/noticia.aspx?ID=137289 et même
si le Powerpoint est en espagnol il est facile à comprendre avec le noms des pays, le nombre de victimes et les photos qui y sont exposées. Que Dieu les reçoive dans sa Gloire Eternelle car ce
sont les nouveaux martyrs du XXI ème siècle  !!!


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