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Blog d'un prêtre catholique engagé au cœur du monde... Voici mon presbytère virtuel, sans porte ni sonnette. Entrez, et venez voir ! Vous voulez voir à quoi ça ressemble un cyber curé ? Venez donc faire un tour chez moi ! La vie c'est trop important pour ne pas la réussir ! ....     .      . C'est aussi mon objectif ... Pas vous ?

Le presbytère virtuel d'un prêtre bien réel ... Bienvenue :venez et voyez !

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Pourquoi je suis chrétien résolument ?

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L’Evangile est Parole de vie : au cours des siècles, quand les hommes ont accueilli ce message et ont essayé de le vivre en vérité, l’humanité a grandi. Quand les hommes se sont détournés de  ce message et du chemin que propose Jésus, la haine, la peur et l’injustice ont eu le dessus. L’homme est divin, parce que l’homme est à l’image de Dieu : les hommes cherchent sans cesse un Dieu qui leur ressemble, alors que ce sont eux qui Lui ressemblent.

Je crois en la grandeur de l’Homme, de TOUT homme, capable de semer le meilleur de lui-même dans ce monde en quête de lumière. Mais je vois, je sais aussi que l’Homme est capable du pire pour la gloire, pour la puissance et pour les honneurs. Personne n’est jamais exempt de ces risques, pas même moi, pas même l’Eglise qui, au long des siècles, a parfois renié l’Evangile pour ces mêmes motifs.

Pour moi l’Evangile est d’abord un chemin d’humanité, dans lequel je dois trouver, non pas des idées ou des convictions qui vont me séparer ou faire rejeter les autres, ceux qui sont différents, ceux qui n’ont pas les mêmes valeurs, mais qui peut m’apprendre à les accueillir, à les respecter. Dur et long chemin : comment en effet être convaincu d’une chose, et respecter le contraire dans la vie de ceux qui sont en face ou à côté de moi ? Justement, l’Evangile n’est-il pas ce chemin qui est loin de moi parce qu’il est chemin de Dieu ? Je dois me décentrer de moi-même, oublier ce qui fait ma vie et ma foi si je veux vraiment accueillir l’Evangile, suivre le Christ qui a renoncé à lui-même pour rejoindre les pécheurs que nous sommes !

Etre chrétien, c’est suivre le Christ jusqu’à l’extrême, suivre le Christ sur son chemin de croix où cette croix imprime en moi la marque d’un amour qui va au-delà du raisonnable, au-delà du visible et du possible : « rien n’est impossible à Dieu ! » Les plus grands miracles, je le crois, ne sont pas ceux qui font se lever un paralysé ou guérir un malade incurable ! Le plus grand, le plus vrai miracle, c’est quand l’amour de Dieu est capable de faire se rencontrer les contraires, les opposés.

Etre prêtre, pourquoi, pour qui ?

Ma mission de prêtre consiste uniquement à faire un lien. Construire un lien entre les hommes et Dieu, entre Dieu et les hommes.

Tout être humain est programmé pour le bonheur. Ce que nous vivons, les choix que nous faisons, les orientations que tous, nous donnons à notre existence, sont pour répondre à notre soif de bonheur. Personne ne va agir librement, volontairement, consciemment et lucidement à l’encontre de son bonheur. Même le suicide, même la prise de drogue répondent à cette soif immense de bonheur, qui hélas se fourvoie dans des chemins sans issue. L’être humain est en attente de bonheur, mais il est clair, rien qu’à regarder le monde, hier et aujourd’hui, que l’homme cherche son bonheur dans une réponse qui lui soit personnelle, individuelle.  Naturellement, l’Homme pense que son bonheur est en lui-même, qu’il est capable par lui-même d’atteindre ce nirvana.

L’Evangile affirme exactement le contraire : ton bonheur est en l’autre, dans l’amour du prochain, dans le pardon, dans la vie donnée à l’autre.  Ton bonheur est en Dieu qui répondra à ta soif d’infini, d’éternité.

Etre prêtre, c’est répondre à cet appel afin que les hommes s’appuient d’abord les uns sur les autres pour vivre et chercher ce bonheur qui semble si inaccessible. Et le seul moyen d’être crédible, c’est de prendre soi-même ce chemin-là, de manière volontaire, décidée, cohérente. Mon engagement est là : donner ma vie pour les autres, pour le monde, quand il n’en a rien à faire, quand il est indifférent ; voilà  mon chemin de crédibilité pour faire comprendre cette réalité : tout seul, dans ton coin t’es foutu ! Tu te perds, tu te damnes dans des bonheurs imaginaires. Cela m’engage en urgence à tendre la main, à ouvrir mon cœur, à chercher à comprendre avant de juger, à soutenir avant de rejeter, à donner avant de recevoir. Tous mes engagements humains prennent leur sens là.

Bien sûr, je pense que cela n’est possible qu’appuyé sur un amour et une Parole qui donne crédit à cette orientation : pour lutter contre le « chacun pour soi » et l’indifférence, il faut être bien armé ! Le message de Jésus qui annonce un Dieu qui se fait proche, qui fait toujours le premier pas, qui chemine à notre rythme sur les routes humaines, me semble crédible parce qu’il est profondément contraire à la tendance naturelle de l’homme : en ce sens il est « surnaturel ».  Je fais confiance à ce message, au Christ parce qu’il propose quelque chose de difficile, qui raisonne en moi comme un désir, mais un désir qui fait peur, qui est presque redoutable parce qu’il m’appelle à un dépassement.

Faire se rencontrer l’appel de Dieu et le désir de l’homme, faire retentir dans le « cœur de Dieu » les aspirations humaines les plus grandes et les plus belles, sans oublier, la réalité et les limites des hommes, en commençant par les miennes.

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anne marie 29/10/2009 20:16




ROME, Jeudi 29 octobre 2009 (ZENIT.org) - Benoît XVI a relevé aujourd'hui le grand malentendu qui existe dans certains milieux d'Eglise qui
conçoivent les moyens de communication comme de simple « moyens » en oubliant qu'ils ont façonné la culture d'aujourd'hui.


Pour cette raison, le pape a invité les chrétiens à intégrer l'Evangile dans cette « nouvelle culture » « créée par la communication moderne », pour transformer « le
continent numérique » par « la seule Parole qui peut sauver l'homme ».


C'est ce que Benoît XVI a expliqué ce jeudi matin, en recevant les participants à l'Assemblée plénière du Conseil pontifical pour les communications sociales. Le pape a prononcé un discours
dans lequel il a analysé un passage du magistère de Jean-Paul II considéré par les experts comme l'un des sommets de la réflexion chrétienne sur la communication.


Dans l'encyclique « Redemptoris missio », publiée le 7 décembre 1990, Jean-Paul II explique en effet que
l'engagement dans les médias « n'a pas pour seul but de démultiplier l'annonce. Il s'agit d'une réalité plus profonde car l'évangélisation même de la culture moderne dépend en grande
partie de leur influence ».


Il ajoutait, au numéro 37 : « Il ne suffit donc pas de les utiliser pour assurer la diffusion du message chrétien et de l'enseignement de l'Eglise, mais il faut intégrer le message dans cette
«nouvelle culture» créée par les moyens de communication modernes ».


Benoît XVI a expliqué que « avant même de naître des contenus, la culture moderne naît du fait même de l'existence de nouveaux moyens de communiquer qui utilisent de nouveaux langages, se
servent de nouvelles techniques et créent de nouveaux comportements psychologiques ».


« Tout cela constitue un défi pour l'Eglise appelée à annoncer l'Evangile aux hommes du troisième millénaire en conservant intact son contenu, mais en le rendant compréhensible aussi grâce
à des instruments et des moyens conformes à la mentalité et aux cultures d'aujourd'hui ».


Le pape a lancé un appel à tous ceux qui, dans l'Eglise, oeuvrent dans le domaine de la communication et ont une responsabilité de guide pastoral, « à savoir relever les défis que posent
ces nouvelles technologies à l'évangélisation ».


Dans une déclaration à ZENIT à l'issue de l'audience papale, Mgr Claudio Maria Celli, président du Conseil pontifical pour les communications sociales, a confirmé l'importance de cette
réflexion ultérieure de Benoît XVI sur le panorama ouvert par Jean-Paul II, car il s'agit du nouveau contexte dans lequel l'Eglise est appelée à évangéliser.


Benoît XVI a expliqué dans son discours que c'est le motif qui l'a amené à consacrer le Message pour la Journée
mondiale des communications sociales de cette année au thème suivant : « Nouvelles technologies, nouvelles relations. Promouvoir une culture de respect, de dialogue, d'amitié ».


Ce document, a-t-il ajouté, visait à encourager « les responsables des processus de communication à tous les niveaux, à promouvoir une culture du respect de la dignité et de la valeur de
la personne humaine, un dialogue enraciné dans la recherche sincère de la vérité, de l'amitié non pas en tant que fin en soi mais capable de développer les dons de chacun pour les mettre au
service de la communauté humaine ».


Dans ce contexte, le pape estime que l'Eglise est appelée à exercer une « diaconie de la culture » dans le « continent numérique » d'aujourd'hui, « en en parcourant les
chemins pour annoncer l'Evangile, la seule Parole qui peut sauver l'homme ».


Benoît XVI a confié au Conseil pontifical pour les communications sociales la mission « d'approfondir chaque élément de la nouvelle culture des media, en commençant par les
aspects éthiques, et de fournir un service d'orientation et de guide pour aider les Eglises particulières à saisir l'importance de la communication, qui représente désormais un point ne pouvant
être exclu d'aucun programme pastoral ».


Le pape a conclu en rappelant que « pour les croyants, la nécessaire valorisation des nouvelles technologies médiatiques doit cependant toujours être soutenue par une constante vision de
foi, en sachant qu'au-delà des moyens utilisés, l'efficacité de l'annonce de l'Evangile dépend en premier lieu de l'action de l'Esprit Saint, qui guide l'Eglise et le chemin de
l'humanité ».





Dieu s'est mis a internet c'est l'evangile


et  les saints de tous les temps


ils sont sur les blogs des pretres


et les apotres


ils ont le choix


entre orange et bouygues


et saint pierre et saint paul


sur facebook


mais alors!mais   alors!!!


c'est la  revolution


non!!!!!! saint paul


c'est mediatique, c'est internet,


et les relations humaines


elles sont virtuelles


encore heureux


qu'il y ait des petites eglises qui vivent


des personnes qUI SE PARLENT.........


L /EUCHARISTIE  A PRENDRE


CELA N*EST PAS VIRTUEL


BIENTOT LA TOUSSAINT


ET CELA EST BIEN REEL


LES FLEURS LES PRIERES LE RASSEMBLEMENT











laure 28/10/2009 14:14


J'aime bien vos 3 "P" comme  les 3 "P" pour le temps du Carême.  Je suis persuadée qu'il faut de la
Persévérance pour obtenir la Patience afin d'avoir la Paix. Pas facile, je pense à ce matin lors des devoirs de mon fils, ne serait-ce que cela, avoir cette patience pour avoir la paix il faut
l'avoir la persévérance je vous le dis, mais la patience à des limites et pourtant faut l'avoir aussi pour être en Paix. Et pour bien d'autres choses aussi,c'était juste un exemple  et un
moment où j'ai retrouvé la paix. Mais c'est tout un art finalement d'être Chrétien, et de suivre le Christ, dans cette société où la persévérance n'y est pas forcément donc comment obtenir la
patience et d'être en paix. Bon trop compliqué !!!!!!!!MERCI d'avoir mis ces trois mots, ça me redonne du courage ah!!!! où est le "P" ?


anne marie 28/10/2009 10:56


paix
patienceperseverance


Anne-Marie 26/10/2009 22:42


Oui, c'est ça, cette exigence du Christ envers nous, qui nous pousse à nous dépasser.
C'est contraignant, c'est exaltant, c'est stimulant !
On regrette presque d'avoir commencé à entrer dans cette "spirale d'amour", et en même temps, elle devient pour nous plus nécessaire qu'une drogue, elle devient ESSENTIELLE.  On ne peut plus
envisager de vivre hors de cette "spirale" de l'amour de Dieu !
Et c'est en réalisant toute la profondeur de cette exigence de Dieu envers nous, la dimension de ce qu'on sent qu'Il attend de nous, que nous réalisons tout l'amour, toute la grandeur de la
confiance que Dieu place en nous.  Grande est son exigence, car grand est son amour.
Et pour un prêtre, combien la relation à Dieu doit être encore plus belle !  Et quel mystère !...  Lui, le prêtre, représentant du Christ en relation d'amour avec le Christ lui-même

Mon Dieu, donne-nous des prêtres, nous en avons besoin, notre monde a besoin d'eux pour vivre de toi !
Merci à ce prêtre (XC) qui, hier, a donné la communion à ma mère (elle la refusait depuis longtemps...), et hier, par la grâce de l'Esprit Saint et l'intercession de Sainte Thérèse de l'Enfant
Jésus, elle a communié, et une transformation a été visible en elle.  Merci !


Jean 26/10/2009 18:55


Bravo !
Continuez ! C'est un chemin exaltant !
Tout est là en effet: " Dur et long chemin : comment en effet être convaincu d’une chose, et respecter le contraire dans la vie de ceux qui sont en face ou à
côté de moi ? "