Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Blog d'un prêtre catholique engagé au cœur du monde... Voici mon presbytère virtuel, sans porte ni sonnette. Entrez, et venez voir ! Vous voulez voir à quoi ça ressemble un cyber curé ? Venez donc faire un tour chez moi ! La vie c'est trop important pour ne pas la réussir ! ....     .      . C'est aussi mon objectif ... Pas vous ?

Le presbytère virtuel d'un prêtre bien réel ... Bienvenue :venez et voyez !

Blog d'un prêtre catholique engagé au cœur du monde... Voici mon presbytère virtuel, sans porte ni sonnette. Entrez, et venez voir ! Vous voulez voir à quoi ça ressemble un cyber curé ? Venez donc faire un tour chez moi ! La vie c'est trop important pour ne pas la réussir ! .... . . C'est aussi mon objectif ... Pas vous ?

Perdre la foi, comme si de rien n’était...

com

Lorsqu’on égare son portable ou ses clés, on s’en aperçoit très vite !

Il n’en est pas de même lorsque l’on perd la foi.

 

Confronté à la déchristianisation galopante de notre pays, engagé sur un terrain paroissial qui n’est ni pire, ni meilleur qu’ailleurs, je rencontre beaucoup de personnes sympathiques et bienveillantes, souriantes et serviables, qui se présentent comme « croyants non pratiquants » : attachées aux valeurs chrétiennes, sans pratiquer la religion dans ses rites. Mes propos sont une analyse froide et concrète de ce que je constate. Les remèdes et solutions à ces constats existent mais ils paraitront ringards et dépassés.

 

1-   Les « gens » ont reçu une éducation chrétienne, plus ou moins poussée. Beaucoup ont été rattachés à la foi juste par un rite (le baptême) qui leur donne une appartenance sociale. Ils ont été éduqués dans le respect des valeurs chrétiennes : solidarité ; amour du prochain ; comportements moraux. Mais la plupart n’ont jamais fait une expérience spirituelle qui leur fasse découvrir la foi comme une rencontre, une relation.  Ils ont en main un catalogue de règles et de principes. Certains vivent de loin et très superficiellement quelques rites, mais c’est bien pour la forme : on ne va quand même pas enterrer le grand-père comme un chien !

2-   Le contexte social et culturel exècre la religion : comme un opium qui bride la liberté et empêcherait les initiatives et les choix personnels. La religion culpabilisante, moralisatrice, et obscurantiste doit être évacuée de la sphère publique.

3-   Les chrétiens qui avaient un minimum de vie spirituelle s’en détachent petit à petit sans en avoir l’air : les familles d’enfants catéchisés, qui venaient encore aux messes des familles, aux grandes fêtes religieuses s’en éloignent peu à peu : le caté devient socialement pour ces parents, un cours d’instruction morale et religieuse qui n’existe pas à l’école. L’éducation chrétienne n’est plus l’occasion possible d’une rencontre, mais la garantie théorique de rester un peu humaniste dans un monde inhumain.

4-   Un petit troupeau, tout petit,  reste enraciné dans la foi en Jésus-Christ,  et regarde, médusé et abasourdi, la négation de Dieu devenir la négation de l’Homme. Certains, dans ce troupeau, sont tentés par le communautarisme : repli identitaire ; peur du monde ; crispations idéologiques : le risque est de tomber dans un christianisme intransigeant. (Voir Fabrice Hadjadj : la Foi des Démons – Ed Salvator)

5-   La société occidentale, européenne, sans Dieu, regarde l’Eglise comme un bastion décalé, assiégé… Le pape est un vieux gourou périmé, l’Evangile est un message humaniste athée, les prêtres, de dangereux pédophiles célibataires qui comprennent rien de la vie, les églises sont des lieux culturels d’un passé lointain, et l’expérience mystique, une démarche individuelle inexplicable, à ranger dans un des rayons du supermarché des croyances.

6-   L’Eglise, dans cette société matérialiste, veut garder le cap de l’Evangile, au-delà des modes et des lois qui, sous des apparats séduisants, tuent la vraie liberté et la vérité de l’être humain. L’Eglise porte la Parole comme un chemin de bonheur, chemin d’humanité où Dieu est annoncé non comme un ennemi de l’Homme, mais comme Celui qui donne sens et profondeur à toute humanité vraie. Elle veut encore grandir dans la fidélité à son Seigneur. Elle doit s’ouvrir aux cultures et aux différences et accepter d’entrer en dialogue avec le monde, avec les religions, avec tous les hommes de bonne volonté.

7-   Tenir dans la foi, tenir la foi, c’est demeurer en Christ, par sa Parole, par sa Présence vivante, par son Pardon, et par le partage fraternel avec des « petits » frères capables de m’aider à vivre l’Evangile dans ce monde aimé de Dieu.

8-   Pour perdre la foi, c’est tout simple : abandonne l’Eglise, abandonne les sacrements, surtout la messe : pas tout d’un coup, mais petit à petit, espace ta pratique : une fois par mois ; puis les grandes fêtes, et après, juste des occasions ponctuelles… Et puis n’oublie pas d’éviter la confession : débile et ridicule d’aller vider ses poubelles devant un prêtre… Mets ta bible au placard, ou carrément au feu ! Laisse tomber la prière communautaire, le partage spirituel et fraternel,  surtout aussi le service exigeant du pauvre, du crasseux, du moins que rien : garde juste un ou deux pauvres bien gentils pour avoir bonne conscience d’être quand même quelqu’un de respectable. Tu finiras bien aussi par perdre complètement le goût de la prière personnelle. Rassure-toi, il te restera, mais que pour quelques temps encore, la coquille vide des valeurs chrétiennes qui sera vite engloutie par le tsunami d’une société où le seul horizon est de jouir des plaisirs sensibles, tant qu’il est encore temps.  Alors là tu pourras t’en donner à cœur joie : ripailler, picoler (surtout bien picoler !) baiser pour éventuellement te reproduire, avec des sentiments ; faire la fête ; t’éclater avec tes potes, un petit joint pour être "in" ; chercher l’aventure ; entretenir ton corps, le faire tatouer ; parcourir le monde et si possible, gagner un max de fric : ça aide pour tout le reste !

 

Perdre la foi c’est facile, même sans s’en rendre compte !

Perdre la foi, comme si de rien n’était...
Print
Repost
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Julien Clos 29/08/2017 03:57

La France est en train petit à petit de redevenir une terre de mission. Je ne peux que recommander aux quelques catholiques restant la lecture du livre de Dom Chauttard "L'Âme de tout apostolat". Un bienfait.

michel gendre 29/09/2016 20:39

Tout cela est parfaitement vrai, mais comment enseigné Jésus à des enfants agités insupportable ne pensant et ne vivant que pour la télé et les jeux vidéos, qui les abrutissent savamment ( je suis catéchiste ), ils ne viennent quasiment jamais à la messe les parents ne prennent pas cela au sérieux, ils sont souvent même pas mariés, séparés des enfants livrés à eux même, et qui sont submergé par des montagnes d'activité, ! Dommage, mais pour moi, vivre sans Dieu m'est impossible, alors je me débat ,je demande au Seigneur de m'aider dans ma tâche, et je me réjouis avec lui, lorsque je vois un enfant à la messe

joël 18/09/2011 21:13



j'ajouterai qu'il est difficile de trouver un prêtre ou un religieux qui donne envie de croire. Parfois même je me demande si nos prêtres croient encore. Du moins certains d'entre eux. Ou alors,
parfois j'ai l'impression que ma foi n'est pas la même, trop naïve, trop sentimentale pour certains.


Au fond, je me rend compte que je ne sais pas ce que c'est que d'être chrétien, tel que l'exprime Jésus, car je ne trouve pas, plus, (ais-je jamais eu cette chance?) autour de moi. Des gens qui,
comme dit Jésus, en les voyant, on sait qu'ils sont chrétien. Cela donne envie de le devenir. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, je crois que le chrétien est contagieux. Encore plus
aujourd'hui.


On peut perdre la foi ainsi aussi.



anne marie 16/04/2011 17:03




Chemin de Croix de Notre Seigneur
Jésus-Christ



Le Chemin de la Croix retrace et commémore le parcours douloureux de Notre Seigneur
Jésus-Christ, le menant à la Crucifixion sur le Golgotha. Nous vous proposons cette année de revenir sur les profondes méditations de celui qui était à l'époque - juste avant le Calvaire et
l'Agonie de Jean-Paul II - le Cardinal Josef Ratzinger, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (Vendredi Saint de l’Année 2005). Aujourd'hui, à la suite des
souffrances de Jean-Paul II, Benoît XVI accomplit héroïquement le même Chemin de Croix sous les insultes, les mensonges, les diffamations et autres crachats des pharisiens médiatiques. Continuons
a souffrir avec lui en grande union avec l'Epouse Mystique du Christ-continué dans l'histoire :


 


 


 


• Présentation


 


• I. Jésus est condamné à
mort


• II. Jésus est chargé de Sa croix


• III. Jésus tombe pour la première fois


• IV. Jésus rencontre Sa Mère


• V. Simon de Cyrène porte la croix de Jésus


• VI. Véronique essuie le Visage du Christ


• VII. Jésus tombe pour la seconde fois


• VIII. Jésus réprimande les femmes de Jérusalem


• IX. Jésus tombe pour la troisième fois


• X. Jésus est dépouillé de Ses vêtements


• XI. Jésus est cloué sur la croix


• XII. Jésus meurt sur la croix


• XIII. Jésus est déposé de la croix


• XIV. Le corps de Jésus est déposé dans le sépulcre


 


 


 



MB FEILDEL 11/04/2011 11:36



Bonjour


Je suis chargée de la pastorale dans un collège catholique et ce qui est écrit de la perte de la foi des adultes je le touche du doigt auprès des jeunes collégiens... Comment transmettre la foi
aux enfants, si comme c'est si bien décrit les parents ont perdu peu à peu le trésor qui était mis à leur disposition?


Les orientations de la catéchèse nous invitent à privilégier la prière, favoriser la rencontre avec Dieu, ce qui est une bonne chose. Mais s'il ne se passe rien à la maison, combien peuvent
avancer?


Merci.


MB