Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Blog d'un prêtre catholique engagé au cœur du monde... Voici mon presbytère virtuel, sans porte ni sonnette. Entrez, et venez voir ! Vous voulez voir à quoi ça ressemble un cyber curé ? Venez donc faire un tour chez moi ! La vie c'est trop important pour ne pas la réussir ! ....     .      . C'est aussi mon objectif ... Pas vous ?

Le presbytère virtuel d'un prêtre bien réel ... Bienvenue :venez et voyez !

Blog d'un prêtre catholique engagé au cœur du monde... Voici mon presbytère virtuel, sans porte ni sonnette. Entrez, et venez voir ! Vous voulez voir à quoi ça ressemble un cyber curé ? Venez donc faire un tour chez moi ! La vie c'est trop important pour ne pas la réussir ! .... . . C'est aussi mon objectif ... Pas vous ?

Le bol de bois

com

Je vous assure que vous vous rappellerez du Bol de bois demain, dans une semaine, un mois, une année…

 

Un vieil homme tout frêle va vivre avec son fils, sa bru et son petit-fils de quatre ans. 

La main du vieil homme tremblait, sa vue était embrouillée et sa démarche vacillante.  

La famille mangeait ensemble à la table. Mais, le vieux grand-papa éprouvait de la difficulté à manger. Les petits pois glissaient de sa cuiller et tombaient sur le plancher.

Quand il prenait son verre de lait, il le renversait sur la nappe.

Le fils et son épouse étaient irrités par le gâchis.

Le fils affirmait « On devrait faire quelque chose à propos de papa »

« J’en ai marre du lait renversé, du bruit qu’il fait en mangeant et de la nourriture sur le plancher. »

Alors, avec son épouse, il installait une table dans un coin de la cuisine.

Là, le grand-père mangeait seul pendant que la famille prenait le repas.

Étant donné que le vieil homme avait brisé de la vaisselle, sa nourriture était servie dans un bol de bois.

Quand la famille jetait un coup d’œil en direction de grand-papa, il leur arrivait de voir une larme glisser sur la joue du vieil homme pendant qu’il était assis tout seul.

Malgré tout, ils continuaient à maugréer contre lui lorsqu’il échappait sa fourchette ou sa nourriture.

Le petit-fils observait tout en silence.

Un soir, avant le souper, le papa remarquait son fils qui jouait avec des morceaux de bois qui jonchaient le plancher.

Il lui demanda gentiment, « que fabriques-tu? » Tout aussi gentiment le petit garçon répondit, « Oh! Je fais un petit bol pour toi et maman pour que vous mangiez votre nourriture lorsque je serai plus grand. »

Le petit garçon sourit et continuait son travail.

Ces mots ont eu l’effet d’une bombe sur les parents qui devinrent silencieux. Des larmes commençaient à ruisseler le long de leurs joues… Sans dire un mot, ils savaient ce qu’ils devaient faire.

Ce soir-là, le fils prit la main de son père pour le ramener gentiment à la table familiale.

Pour le reste de ses jours il mangea tous ses repas avec la famille. Et pour quelque raison, ni le fils ou son épouse ne firent de cas quand il échappait sa fourchette, renversait du lait ou salissait la nappe.

 

Le bol de bois
Print
Repost
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

anne marie 22/02/2012 15:55


suite et fin



Notre brave homme était de plus en plus fatigué, assis sur son
fauteuil en osier, à l’ombre sous le porche de sa maison, il comptait
les rares hirondelles posées sur le fil électrique, qui de temps en
temps prenait un envol pour happer un insecte sauvé d’un insecticide.
Il pensait que du temps de son mulet dans l’étable des dizaines de
nids d’hirondelle étaient collés aux poutres du plafond, elles
ne sont plus revenues à l’arrivé du motoculteur, il n’y avait plus
d’insecte à happer.
Voyant passé dans un vrombissement ce tumulte vas et viens de voitures
souvent sans raison, dans sa somnolence, il pensait qu’il valait mieux
sentir la forte odeur de (merde) qui venait du tas de
fumier du fond de la cour, que de respirer l’odeur de toutes ces fumée
d’échappement, chargées de monoxyde de Carbone (co), qui vous sclérose
les poumons, le foie, et le cerveau, et remplissent les hôpitaux de
malades avec de nouvelles maladies, mais qui font le bonheur des
laboratoires qui
inventent toujours de nouveaux médicaments pour vous soigner, au
détriment de notre bonne vielle
sécurité sociale, qui est complètement ruinée, mais pour le bonheur du
CAC 40 sur lequel les laboratoires, placent en bourse leurs bénéfices.
A l’indifférence totale de la trépidation, de tout ce tumulte le
brouhaha de la vie active.
L’homme somnolait sur son fauteuil, et dans sa tête repassait tout le
film que fut sa vie, et comme la flamme d’une bougie qui n’a plus de
cire pour être alimentée, l’homme s’est éteint emportant avec lui tous
les bons et mauvais souvenirs que fut toute sa vie sur terre.
Adieussiatz Moussu. (Adieu monsieur)

anne marie 22/02/2012 15:49


e mulet et le paysan.
L’histoire pourrait commencer par, il était une fois dans les années 1950 ?
Un brave paysan derrière sa charrue avec son aiguillon, faisait avancer son
vieux mulet pour tracer le sillon dans son potager.
S’arrête au bord du chemin, un cube Citroën, bardé de réclames (tout
pour le jardin), en descend un technicien en blouse de travail, le
paysan arrête son attelage.
Bonjour monsieur : dis-le technicien, votre mulet à l’air bien fatigué
de tirer la charrue.
L’homme le béret cassé sur le front le mégot au coin des lèvres lui
répondit par un haussement de tête.

J’ai dans mon fourgon un engin qui peut vous rendre un grand service
pour retourner votre terre, un motoculteur, voulez-vous que je vous
fasse une démonstration.
L’homme esquissa un haussement d’épaules, q'al veire ? (il faut voir ?)
Le technicien aussitôt fit glisser deux planches du fourgon, pour en
descendre l’engin, qu’il plaçât au bout du champ, le soc planté dans
une terre noire, bien meuble, du terreau presque, il poussât les gaz
et l’engin démarrât en douceur dans une pétarade bien régulière,
jusqu'au bout du sillon.
Que pensez-vous de ce travail là ?
Le monsieur : Oh ! péta, péta, plan !...
( Ho ! il pète, il pète bien ! )
Voulez-vous l’essayez : aqu’ô cé pot (cela peut se faire)
Et le monsieur se mit aux manches toujours avec son aiguillon à la
main, tapota sur la machine Hu ! Hu !. mais non, il suffit de pousser
la manette des gaz, dit le technicien, et l’engin démarrât tout en
douceur, et tout le long du sillon le brave homme ne pouvait pas
s’empêcher de dire Huti ! Huo pour
le faire aller à droite ou à gauche.
Alors quant pensez-vous ?
Oh ! péta, péta, plan !... (Oh ! il pète, il pète bien !)
Mais êtes-vous satisfait du travail de cette machine ?
Oh ! qu’es si, péta, péta, plan !... (Oh que oui ! il pète, il pète bien !)
Et au même moment, le mulet qui broutait un pied d’herbe dans
l’indifférence de la pétarade du
motoculteur, leva la queue et laissa tomber un beau tas de crottins.
Oh ! qu’es si, péta, péta, plan !... (Oh que oui ! il pète, il pète
bien !) répéta l’homme.
Mais bezés jun homma, péta plan, mais caga pas ? (mais tu vois jeune
homme, il pète bien, mais il ne chie pas.)
Justement, vous n’aurez plus besoin de nettoyer l’étable, sortir le
fumier, vous lever à 6h du matin pour le faire boire trois fois par
jour, et 365 jours par an et le dimanche et jours de fête.
Le motoculteur lui une fois que vous avez fait le travail vous le
garez dans l’étable une toile de jute dessus et il ne vous demandera
plus rien jusqu'au prochain travail.
Et l’homme secoua la tête, tout en essayant de rallumer son mégot avec
son briquet à mèche, sans succès. Mais il savait bien que l’âge étant
là, son mulet n’allait pas tenir le coup longtemps pour tirer la
charrue. Alors, il se laissa convaincre, pour acheter le motoculteur.
Les deux hommes se rendirent à la maison s’assirent autour de la
table, pour signer le contrat, la maitresse de maison posa sur la
table une bouteille de vin blanc et deux verres et que l’homme
remplit.
Après un petit marchandage sur le prix, une frappe par les mains et
l’affaire fut conclue.
Le marchand lui proposa même d’ouvrir un compte pour avoir droit à un crédit.
Et l’homme devint rouge de colère,
Jamaï entendes jove òme, balharai mon argent onestament ganhar à qués
cols blanc corbatar, vesètz pòdi paga, crompi si non esperarai,
veiretz un jorn dins las banca a qués cols blanc corbatar
qué joguem à las borsa amb ton argent té desrocaran é quitament
desrocaran lo païs.
( jamais tu entends jeune homme je ne donnerai mon argent honnêtement
gagné à ces cols blancs cravatés vois-tu, je peux me le payer
j’achète, sinon j’attends, tu verras un jour dans les banques, ces
cols blancs cravatés, qui jouent à la bourse avec ton argent te
ruineront et même ruineront le pays.)

Le marchand comprit vite qu’il ne fallait pas insister et se quitter
en bons termes.
Le motoculteur prit donc la place du mulet.
Le mulet fut mis en liberté pour finir ces jours, dans une ferme
spécialisée qui garde les animaux trop vieux qui ne peuvent plus
travailler.
Comme de nos jours on enferme les hommes dans une maison dite de
retraite, quand ils ne peuvent
plus rendre service à la société, et à qui on ponctionne quand même
toutes leurs petites économies faites pendant toute une vie de dur
labeur.

Et tous les voisins les uns après les autres achetèrent des
motoculteurs pour cultiver leurs jardins potagers. Mais voila, il n’y
avait plus le tas de fumier au fond de la cour a chaque maison, ce
fumier qui rendait la terre bien noire et la nourrissait si bien, pour
que poussent de beaux légumes. Alors, la terre a commencé a blanchir,
devenir de plus en plus aride aux fils des ans, si bien que les
légumes poussaient de moins en moins bien et restaient tout
rachitiques, il n’y avait plus assez de rendement
pour nourrir la famille et les autres animaux, volaille, cochons,
lapins. Alors, on finit par abandonner toute la basse-cour et il y eut
encore moins de fumier. Les années passant, petit à petit les jardins
devenaient des pelouses, et les motoculteurs furent remplacés par des
tondeuses à gazon.
Il y avait plus de trente jardins potagers dans notre quartier, je
vous les laisse compter aujourd’hui?
Dans nos petits villages ruraux, lotissements et maisons poussèrent
comme des champignons.
De nouveaux résidants arrivaient, toutes les parcelles étaient
clôturées, par un petit mur surmonté d’un grillage, et parfois, une
palissade pour être caché de son voisin, le samedi et dimanche c’était
les pétarades des tondeuses et autres outils à forts décibels, les
désaccords de voisinage commençaient, tout le monde dérangeait tout le
monde, si bien qu’il fallut instaurer des horaires
pour l’utilisation des engins bruyants. Même le vieux coq qui poussait
son cocorico à 6 heures du matin pour nous annoncer une journée qui
commence, qui avait été sauvé de la basse-cour, fut
condamné par le tribunal à finir dans la casserole en coq au vin. Dans
certains petits villages Il fallut même désactiver les cloches de nos
églises, parce que le bruit dérangeait, les cloches qui nous
annonçaient les heureux, comme les douloureux évènements, ainsi que le
carillon de l’horloge qui égrenait les heures de la vie.

Notre brave homme était de plus en plus fatigué, assis sur son
fauteuil en osier, à l’ombre sous le porche de sa maison, il comptait
les rares hirondelles posées sur le fil électrique, qui de temps en
temps prenait un envol pour happer un insecte sauvé d’un insecticide.
Il pensait que du temps de son mulet dans l’étable des dizaines de
nids d’hirondelle étaient collés aux poutres du plafond, elles
ne sont plus revenues à l’arrivé du motoculteur, il n’y avait plus
d’insecte à happer.
Voyant passé dans un vrombissement ce tumulte vas et viens de voitures
souvent sans raison, dans sa somnolence, il pensait qu’il valait mieux
sentir la forte odeur de (merde) qui venait du tas de
fumier du fond de la cour, que de respirer l’odeur de toutes ces fumée
d’échappement, chargées de monoxyde de Carbone (co), qui vous sclérose
les poumons, le foie, et le cerveau, et remplissent les hôpitaux de
malades avec de nouvelles maladies, mais qui font le bonheur des
laboratoires qui
inventent toujours de nouveaux médicaments pour vous soigner, au
détriment de notre bonne vielle
sécurité sociale, qui est complètement ruinée, mais pour le bonheur du
CAC 40 sur lequel les laboratoires, placent en bourse leurs bénéfices.
A l’indifférence totale de la trépidation, de tout ce tumulte le
brouhaha de la vie active.
L’homme somnolait sur son fauteuil, et dans sa tête repassait tout le

Club de la Bonne Semance 22/02/2012 07:50