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 Le presbytère virtuel d'un prêtre

Fécondité et infertilité

19 Novembre 2010 , Rédigé par Miniritou Publié dans #Regards sur le monde

Deux faits de vie m’interpellent : d’une part, les nombreuses demandes de femmes qui viennent à l’église demander à Dieu de pouvoir avoir un enfant. (Lisez les demandes laissées dans les cahiers de prière dans nos églises). D’autre part, le constat bien réel qui concerne nombre de jeunes femmes ayant une sexualité libre, sans engagement. Pour beaucoup de nos contemporains, la sexualité a divorcé d’avec l’amour : elle est détachée de toute idée de relation durable.

 

Ces deux événements ne semblent pas avoir de point commun. Pourtant sans être médecin, sans me prononcer sur le terrain scientifique ou même psychologique, je m’interroge : La détresse que provoque l’infertilité de ces femmes qui désirent un enfant, n’est-elle pas le fruit amer de la contraception chimique (pilule) qui promet la toute puissance aux femmes qui veulent vivre une sexualité séparée de la fécondité ?

 

Les enseignements de l’Eglise sur une éthique sexuelle sont souvent rejetés d’un revers de main sans réflexion, par beaucoup : même par des catholiques ! Bien loin d’imposer un point de vue impératif, la parole de l’Eglise n’a-t-elle pas, pour objectif premier de soutenir et de promouvoir la dignité et la responsabilité de toute personne humaine ? La sexualité n’a rien d’abject ou de tabou. Elle est un outil au service de l’amour et de la vie. Chacun doit être conscient et lucide sur ses actes, dans une société où l’on condamne bien justement des criminels sexuels, sans dénoncer les causes de tant de drames humains : la pornographie ; les comportements individuels irresponsables. Et si le chrétien avait quelque chose à vivre de prophétique, jusque dans sa sexualité ? Peut-être, un chemin vers Noël, la fête de la Vie !

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Krystal 28/02/2018 21:37

Moi j'ai une infertilité inexplicable après les traitements simples. J'ai suivi une thérapie des stylos Purogen. Mais ce traitement a rendu les choses plus compliqué. Ma médecin spécialiste n'arrive pas d'en trouver l'explication. La seule chose certaines c'est que je n'ai pas encore réussi à tomber enceinte du deuxième enfant. Ma première grossesse, je l'ai vécu sans souci. La seule chose grave qui m'arrivait en procreation était une fausse couche avant le premier enfant. Cette expérience de fc est bien tragique pour moi. Mais lorsque j'ai réussi la grossesse suivante je crois que ma fc est devenu une épreuve abattue. Un épisode triste mais survécut. Donc, après une grossesse saine et normale je ne pensais pas me retrouver en difficulté retomber enceinte. Au début de nos essayes, en théorie j'avais 5 ans du décollage entre les g1 et g2. Je me sentais à l'aise de porter le bébé. Je me sentais en pleine forme quoi. Lorsque vous désirez un bébé et vous vous sentez prête, n'est-ce pas le meilleur moment?Et pourtant, notre deuxième enfant s'est fait attendre. Je crois c'est après quatre mois d'essai que j'en ai parlé à ma gy. La première chose qu'elle a faite c'est un écho pelvien. Et elle a tout de suite découvert que ma réserve ovarienne est hors de la norme. Pas encore épuisé, mais une dystrophie des ovaires. Donc c'était possible de normaliser et booster mes ovaires.
Comme thérapie la gy m'a prescrit des stylos, en tant qu'une nutrition spéciale pour optimiser ma fertilité. Ce système de nutrition consiste à consommer des produits riches en vitamine E, cholestérol bienfaisant etc. Mais si pour les gourmandises je n'ai que de l'appétit, j'avais des troubles à accepter les stylos. Même si c'est la solution la plus confortable et presque sans douleur. Sans attentes régulières de l'infirmière à l'hôpital. J'ai eu peur des piqures. Ce n'est pas une phobie. Mais je ne suis pas habituée à me piquer et j'ai du mal d'en penser! Seulement après une longue conversation avec la médecin. Et après une réflexion d’une semaine. J’ai finalement accepté la stimulation des ovaires. Mais je vous jure, si mon assurance n’a pas pu recouvrir les frais du traitement je crois que je l’aurais pu refuser. Pour toujours. C’est assez cher et en même temps peu agréable de pratiquer chaque jour. Et pourtant l’envie d’enfant m’a poussé vers la stimulation des ovaires.Les quatre mois se sont écoulés, mais les examinations ont montré le résultat négatif. La stimulation n’a pas marché. J’ovule peu. Après le spermogramme du mari la gynécologue m’a proposé le recours à l’insémination artificielle. On l’a accepté, mais sans résultat aussi. Iac n’a pas fonctionné. La médecin m’a dit que la dernière chance c’est la Fiv avec donation des ovocytes.
On a décidé de continuer notre projet d’enfant. On était pret pour commencer le protocole de Fiv don. Lorsqu’on a fini toutes les analyses nécessaires notre médecin spécialiste nous a accepté au dossier du traitement. Tout était parfait sauf les cellules. On a dû attendre au moins 6 mois. Je cherchais parmi mes copines, s’il y a quelqu’une qui aimera m’aider. Au fait ce que je pouvais faire c’est de demander de l’aide en expliquant ma situation. J’ai reçu beaucoup de compréhension de la part de mes amies. Mais je n’ai pas réussi à trouver celle qui aura accepté la stimulation hormonale. Et je les comprends, c’est un cadeau très généreux. Chercher une donneuse sur les forums et chat ça ne me rassure pas. J’ai commencé à chercher les cliniques qui disposent déjà des bases des donneuses. À l'étranger bien sur. La France, on en est encore loin. Je tiens à l’idée que les donneuses doivent être remboursées pour leur aide. Ou plutôt avoir une récompense durant la stimulation et fin la restauration complète après le prélèvement. Car pendant le traitement hormonal la femme a besoin du calme. Elle ne peut pas travailler en plein temps. Elle aura besoin de se reposer plus que d’habitude. Je l’ai appris durant ma propre expérience de stimulation. Et j’imagine que durant la donation des ovocytes la stimulation est plus forte. Bref, j’ai retrouvé quelques cliniques qui m’ont plu beaucoup d’après les informations des sites officiels. Puis en contactant les services clients de ces pma peu à peu j’ai réduit ma liste. Et à la fin la dernière qui clinique qui est restée se localisait en Ukraine. Mais ils ont aussi un office en Belgique. Heureusement j’ai pu résoudre la plupart des questions en e-mails. Donc je ne suis parti à Kiev que pour le rendez-vous avec le médecin et puis pour le traitement.
A vrai dire, on a choisi le programme le plus économe à Biotex. Je n’ai pas voulu jouer avec les pma étrangers. Ça me suffit les pma français. Je pensais que si cela ne marche pas dès la première fois on abandonne. Dans les cliniques privées on essaye souvent de vous tirer le maximum d’argent. Ce pour quoi j’ai décidé de prendre le programme le plus simple. Minimiser le stress pour mon corps et minimiser les risques financiers. Mais à vrai dire ça ne coute pas cher, à comparer aux autres cliniques. Et heureusement le transfert d’embryons était successif. J’ai réussi à tomber enceinte. La grossesse et l’accouchement j'ai vécu déjà chez moi. Je suis devenue mère et tout ce temps j’étais en liste d’attente des ovocytes en France. Bizarre, mais je m’en fous aujourd’hui car j’ai fait un bon choix et nous sommes une famille heureuse. En quatre personnes finalement !

Chrétiens infertiles 26/02/2011 14:13



Pour ceux que ça intéresse, des couples chrétiens viennent de lancer un site Internet pour chrétiens infertiles: Chrétiens infertiles.



Blandine 21/02/2011 14:39



Merci pour vos reponses!


Je souffre comme Ally d'infertilité. J'irais jusqu'à dire que j'en souffre doublement. Parce que certains catholiques ont tendance à adopter une pensée à l'emporte-pièce.


Je n'ai pas pris la pilule, parce que nous nous sommes fiancés puis mariés rapidement, parce que nous ne concevions pas de vivre ensemble sans le sacrement de mariage. Nous avons appris billings
et avons toujours été ouverts à la vie. Je n'ai que deux enfants, souffrant d'infertilité secondaire.


 Suis-je moins pieuse, moins fidèle à l'evangile que ma belle-soeur qui a vécu en concubinage, a pris la pilule pendant 12 ans et a eu 4 enfants, planifiés en fonction de leurs finances,
arrivés si elle voulait , quand elle voulait?


Certaines reflexions familiales le sous-entendent...


Mefions-nous des generalisation et des apparences de grâce!



Blandine 21/02/2011 08:48



Quelques informations complémentaires


Actuellement 1 couple sur 7 à 1 couple sur 6 est confronté à l'infertilité. 30% des infertilités sont dues à des MST ...Cela veut donc dire que 70 % ne sont pas liées à un comportement sexuel
contraire à l'enseignement de l'Eglise.


Les femmes atteintes de troubles de l'ovulation, de galire insuffisante ou acide, de kystes de l'ovaire ou d'endometriose ne sont pas "responsables" de ces souffrances. pas plus que les hommes
souffrant de complications de la rougeole ou des oreillons, d'expositions à des radiations, des produits chimiques ou une chaleur excessive dans leur travail, ceux qui ont une torsion ou un
hematome testiculaire, des blessures à l'artère spermatique, un cancer de la vessie ou de la prostate.


Je lis un autre de vos articles intitulé "accompagner des personnes blessées par la vie". Il serait bon que la compassion ne soit pas sélective....



Miniritou 21/02/2011 10:17



Bonjour Blandine, je ne prétends aucunement dans cet article mettre en avant l'enseignement de l'Eglise. Je pose une question, peut-être maladroitement, en semblant généraliser à tous les couples
qui vivent douloureusement le problème de l'infertilité. La question du lien entre infertilité et contraception. Je ne suis pas médecin et je ne connais pas les statistiques précises et les
causes de l'infertilité de tant de couples : 1 couple sur 7, c'est énorme !


Aucune statistique n'existe sur ce qui se passait il y a 50 ou 70 ans. Mais je crois bon de poser cette question, même si il est vrai aussi que la souffrance d'un couple comme celui d'Ally, est
profondément à respecter et à accueillir avec humilité. La contraception est sans doute un des problèmes, mais se pose aussi le problème de la pollution, de la nourriture parfois contaminée avec
des pesticides qui rendent stériles, ou bien sûr des problèmes de santé comme ceux que vous décrivez qui ne sont pas de la responsabilité individuelle.


Avec toute ma considération.



Ally 18/02/2011 11:26



Je suis scandalisée par la lecture de cet article. Mon mari et moi ne pouvons pas avoir d'enfants pour le moment à cause d'un problème de santé en aucun cas relié à un quelconque vagabondage
sexuel. Avez-vous seulement pensé à tous ces couples pour qui l'infertilité n'est pas la conséquence d'une soit-disant vie débridée? Non, visiblement. Il est vrai que c'est plus facile de tenir
des propos très catholiquement corrects sur le sujet en espérant obtenir l'approbation d'une certaine société catholique plutôt que de se demander si les pontifications généralisatrices que l'on
commet ne vont pas blesser les couples réellement confrontés à la situation.



Miniritou 21/02/2011 10:11



J'avoue une grande maladresse sans doute dans mon propos, Ally, et je conviens volontiers que mes propos sont blessants vis à vis de personne qui, comme vous, vivez au quotidien la souffrance
inexplicable de 'linfertitlité. Mon propos était de poser une question concernant ce lien entre contraception et infertilité et non de généraliser la question de l'infertilité : je ne suis ni
compétent, ni suffisamment informé sur ce problème.


XC