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Publié par Xavier Cormary

Chaque année, lorsque revient le 8 mai ou le 11 novembre, je me fais un devoir de participer si mon emploi du temps le permet, aux commémorations faites pour ceux qui ont laissé leur peau pour la France. Mon patriotisme est assez relatif, même si je crois qu'il est honorable de penser qu'une nation apporte à ceux qui sont ses enfants des valeurs importantes dans le souci du bien commun et du vivre ensemble.

Je crois que je suis là un peu grâce à ceux qui ne sont plus là : c'est vrai de mes ancêtres qui m'ont donné ce qui est l'essentiel : la vie. C'est aussi vrai des autres, ces inconnus qui sont morts un beau matin juste pour défendre des idéaux, ou bien croyants que leur sacrifice servirait la paix et la justice pour les générations futures. Aujourd'hui, ce sont les oubliés de la République. Certes, on honore ces combattants par de jolis défilés et quelques apéritifs sympathiques. Mais où transmet-on la mémoire ? A qui donne-t-on le goût d'honorer ceux qui ont fait la France ? Qui donc parle encore aux jeunes générations de ces jeunes de 20 ans qui auraient voulu vivre, mais qui sont morts, remplis d'idéaux généreux, tournés vers leur pays, vers les autres, ne pensant pas d'abord à leur ventre !

Certains sont morts pour rien, certains sont morts au loin, mais sans les oublier, une fois ou deux l'an, rappelons-nous de leur jeunesse, et croyons que demain ne se construira pas sans hier ! Pour savoir où l'on va, regardons d'où on vient. Le devoir de mémoire est un grand chantier éducatif. Sans nostalgie, aucune, mais avec la certitude que l'histoire est riche d'enseignements et de leçons pour notre temps !

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AB 28/04/2006 21:50

Bravo et merci Père pour ce rappel au devoir de mémoire. Au moins, nous sommes deux à cet instant à honorer la mémoire de ceux qui ont donné ou à qui "on" a demandé d'aller jusqu'au bout de l'amour.
Dans la nuit du 7 au 8 mai 1954 dans les heures ou Dien Bien Phu tombait, un jeune garçon s'est levé et s'est mis en marche pour combattre le communisme à l'époque et aussi par devoir de mémoire. Plus tard, bien plus tard après une vie d'aventure, Dieu l'a rattrappé et lui a demandé de servir autrement, radicalement autrement.  
 
 

Quentin 26/04/2006 22:55

Bonjour mon père,
Je suis moi-même un jeune catholique de 20 ans, et je surprend ce blog au détour d'une connexion.
Bien sûr, il est important de mettre en avant les valeurs d'héritage, de respect du passé. Ce sont là des choses qu'on n'apprend pas, même à la Faculté d'Histoire.
Nous nous devons de transmettre ce qu'il y a de meilleur en nous, les valeurs dans lesquels nous croyons. Une génération a refusé de transmettre ces valeurs. Ma génération est désormais vidée de sens.
Merci pour ce témoignage,
 
Quentin
http://mysox.over-blog.com/

Bruno DANIEL 03/04/2006 20:20

Bonjour Xavier.
Pas très doué, dans la manipe de ces blog qu'un ados de mon aumônerie à ouvert, je pense que répondre ici est le meileur moyen d'accuser réception de ta juste remarque sur mon article. De fait, ce n'est aps un synode ni cu ne conférence française, c'est le synode romain de cet automne. Je vais corrier.
En tous cas, bon ministère et bons coup de gueule, ça fait du bien.
je mets peu de choses, mais on m'a demandé un petit article que je vais y mettre mi avril.
Affaire à suivre sur le même thème;
Bien fraternellement.
Bruno, Curé de Noyon, diocèse de Beauvais.

numquamsatis 01/04/2006 05:48

A ce propos, puis-je conseiller a lire le dernier livre de notre cher Jean-Paul II, Memoire et Identite?Dans ce livre emouvant, le Pape venant d'un pays dont la memoire de ces aieux et de ses actes heroiques furent effaces ou caches par le regime communiste, il nous rappelle que c'est precisement la memoire d'un peuple qui determine son identite.Nul est ne ex nihilo. Meme le Fils de Dieu a pris la chair d'une femme appartenant d'un peuple. Sans histoire, sans memoire, on va a nulle part. Honorez votre pere et votre mere: voila le vrai sens du patriotisme. Sans nous connaitre, nos aieux furent tombes pour que nous eussions un avenir. Comment pourrait-on demeurer indifferent en pensant a eux?