Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Archives

Publié par Miniritou

Vous cherchez  des idées de prières universelles ?

Cliquez sur ce lien :   liturgie.over-blog.com

 

Vous cherchez des témoignages de chrétiens, engagés dans une vocation particulière ?

 

Cliquez sur ce lien :    choisirlechrist.over-blog.com

 

Vous cherchez des documents pour la pastorale : célébrations en paroisse ; aumônerie ; catéchèse ; liturgie ?

 

Cliquez sur ce lien :   mesdocumentscathos.fr

 


 

Vous devriez être comblés ! N'hésitez pas à envoyer vos réalisations pour qu'elles profitent à d'autres !

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

UEDLP 25/02/2012 20:03


Bonjour,


Connaissez vous l'oeuvre de prière "UEDLP- Un Enfant Dans La Prière" ?


Seigneur,


Nous te
confions tous les enfants
trahis – Jésus renié par Pierre
humiliés – Jésus en prison
battus – Jésus fouetté
blessés – Jésus couronné d’épines
meurtris – Jésus sous le poids de la croix
torturés – Jésus cloué sur le bois
abandonnés – "Père pourquoi m’as tu abandonné ?"
violés –  Jésus transpercé de la lance
assassinés – Jésus mort sur la croix.

Seigneur,
Nous te confions tous ces enfants maltraités.
En chacun d’eux souffre ton Fils,
En chacun d’eux souffre ton cœur de Père.

Seigneur,
Nous te confions tous ces adultes trop pauvres.
En chacun d’eux se montre ta Miséricorde
En chacun d’eux se révèle la démesure de la Rédemption.

Seigneur,
En tous et en chacun de nous
Se montre ton Amour infini,
Ton Amour de Père.
Amen


Bon chemin de Carême


Mona

camille levasseur 01/01/2011 22:03



prière universelle pour l’épiphanie 02-01-2011


"Prosternés devant lui, ils l'adorèrent ; puis, ouvrant leurs trésors, ils lui offrirent en présent, de l'or, de l'encens et de la
myrrhe." (Mt.2-11)


Dieu, notre Père, nous te prions pour tous les hommes qui te cherchent dans la
nuit; pour que l'Eglise présente au cœur du monde soit l’étoile qui guide les hommes vers leur sauveur, nous te prions.
.


 Dieu, notre Père, nous te prions pour notre monde où règne la haine, la violence et l'égoïsme, pour que chaque homme puisse user de ses qualités
pour la prospérité de l'humanité et de la Création toute entière, nous te prions


 Dieu, notre Père, nous te prions pour les savants et les médecins : que leurs recherches et leurs efforts pour lutter contre les puissances de
mort soient récompensés ; donne-leur de travailler toujours au service de la vie, nous t’en prions.


Dieu, notre Père, tu nous donnes à chacun, des talents pour que nous les fassions fructifier…. comme cet or des mages, qu’ils servent à t’adorer, te servir et
t’offrir le meilleur de nous-mêmes, en nous mettant au service les uns des autres, dans la lumière de ton amour, nous t’en
prions.                                                                      




marie.l 21/08/2008 08:48

Très beau texte , anne-marie, "la vie, un sentier", très beau et vrai . Que le chemin de notre vie est difficile, que d'obstacles à passer, que de lys à voir sur le bord de notre chemin ! savons-nous les regarder et les apprécier ?  parce qu'ils sont tellement rares.

annemarie 21/08/2008 00:30

aujourd'hui je pense aux familles qui ont perdu des enfants a la fleur de l'age mort pour la paix en terre etrangere prionscar la perte d'un etre cher est une blessure indelebileet ensuite pour tous ces disparus dans un accident d'avionplusieurs centaines de familles meurtris a jamaispourquoi!mais pourquoiet ensuite je vous remercie pere xavier cormary de m'avoiraccueillis sue ce blog je vous fais partager cela ,merci encore




 

                        

 











 




LA VIE, un sentier 




 
Il fait beau, nous nous engageons sur un sentier avec une impression de liberté,malgré le chemin à suivre, le but indiqué « Col de l'Escalier, 2167 m ». Mais nous avons laissé notre vie de tous les jours avec ses contraintes ; nous irons jusqu'au bout - ou pas -, nous n'avons pas d'heure pour rentrer. La liberté est-ce faire ce que l'on veut ?Les idées naissent, se croisent, se multiplient, sont remplacées par d'autres.
Et nous marchons en pensant...Sur le bord du sentier, un lys orangé illumine le paysage. La beauté transforme-t-elle notre vie ? Beauté artistique, d'un livre, d'un chant dans les alpages. Mais comment trouver la beauté dans un monde si dur ? Rencontre chaleureuse, beauté d'un sourire...
Et nous marchons en pensant...Nous passons près d'un mélèze mort; il sera remplacé par un autre mélèze qui pourra vivre et grandir dans l'espace libéré ; c'est la loi de la nature. Nous aussi nous allons vers la mort et nous aimerions laisser une trace, un espace qui permette à ceux qui nous suivent une vie meilleure.
Et nous marchons en pensant...Voici une barre rocheuse à franchir. Nous avançons lentement, avec précaution, évitons le danger. Nous traversons aussi dans notre vie des moments difficiles où il ne faut blesser ni l'un ni l'autre ; mais quelle paix quand l'épreuve est passée et que l'on se retrouve.
Et nous marchons en pensant...Le sentier devient caillouteux, il faut regarder devant ses pieds et non les cimes, tellement belles ; elles sont un rêve. Dans la vie nous avons besoin de rêves entr'aperçus ; et le rêve peut-il devenir réalité ?
Et nous marchons en pensant...Nous regardons le sentier parcouru : en bas, les mélèzes, puis les alpages, les pierres, quelques névés ; c'est la nature. Doit-on la dominer ? Non. La respecter, la protéger, oui. Le « Grenelle » de l'environnement est-il une prise de conscience ?
Et nous marchons en pensant...Un oiseau file devant nous ; c'est un beau spectacle ; mais un rapace - simple buse ou aigle royal - l'a peut-être choisi pour son prochain repas. Comme lui, nous ne vivons qu'en détruisant et en mangeant l'autre. La création est cruelle...
Et nous marchons en pensant... Col de l'Escalier.
Nous sommes arrivés. Nous nous sentons proches : est-ce les grands moments de silence et de réflexion, l'effort qui nous unit, le but enfin atteint ? Les idées se croisent et se multiplient
la liberté, la beauté, la mort, l'épreuve, le rêve, la création ?
Nous sommes bien.
C'est la vie sur un sentier.

 


Morcelle & Georges DEVERS 
 

 
 
 
 
 
 
 




 




  RONDS-Points   Cécile GAILLARD
 

Voie, route, chemin, des termes de circulation que nous employons souvent. Lorsqu'on y circule nous avons besoin de signes, ceux que l'on y trouve sont souvent variés : flèches, directions indiquées, signes, feux rouges, ils sont importants pour savoir où se diriger, s'arrêter, tourner.
C'est surtout sur les grandes routes que nous sommes le mieux accompagnés: il y a des ronds points. Ils ralentissent la circulation et la vitesse, ce qui est bon pour la prudence. Ils indiquent bien la ville, le village où nous devons aller, peu clairement si le lieu de moindre importance n'est pas indiqué.
N'en est-il pas ainsi dans la vie? Combien ont cherché ou cherchent la voie qu'ils vont prendre, le mode vie qu'ils vont adopter ? Certains jeunes en fin d'études par exemple savent tout de suite quel métier ils vont faire : le chemin est tout tracé. D'autres cherchent entre différentes possibilités ce qu'ils aimeraient apprendre pour en vivre ensuite. Comme dans un rond-point, on peut chercher, tourner à droite, tourner en rond, revenir à la même direction. Beaucoup sont variées, attirantes : s'investir dans le social ? Dans les techniques nouvelles ? Dans l'aventure à l'étranger ? Dans l'agriculture ou l'architecture ? Et quel est le métier qui me permettra le mieux de vivre ? Certains essayent dans plusieurs directions, mais il faut choisir lorsqu'on a pris conscience des difficultés ou de l'intérêt de ces engagements.
On peut être aidé par les parents s'ils conseillent avec prudence. La rencontre d'autres personnes qui ont des expériences est importante. C'est à ce moment que le choix de ce chemin de vie peut aussi se poser; mariage, oui mais dans quel style de vie et d'engagement et alors avec qui ? Célibat oui, mais en communauté ou dans la solitude. Dans l'un ou l'autre choix certains se sentent appelés pour un service bien précis.
 
Difficulté de choisir et prendre sereinement un autre chemin si l'on s'est trompé.
 
Lorsque le grand âge arrive, on peut admettre que l'on est malade ou que l'on est trop dépendant pour vivre seul chez soi. Quel chemin alors choisir : assistance à domicile ou maison de retraite qui tranquillisera la famille ? Encore un chemin difficile, certains diront peut être :
 
« Sur les chemins de la vie sois ma lumière Seigneur ».
 




 




 
Chemins bibliques 
 
La Genèse, voix de Dieu, voie de Dieu
Tout commence avec un homme de soixante ans, de la descendance de Sem, Abraham, qui reçoit de Dieu le message suivant: « Quitte ton pays et vas dans le pays que je te montrerai, Je ferai de toi une grande nation... toutes les familles de la terre seront bénies en toi... ».
Cette promesse nous intéresse ici dans la mesure où son destinataire est invité, lui et son clan, à se déplacer pour aller dans un pays nouveau. Elle sera précisée, complétée, plusieurs fois à Abraham et ses premiers descendants. Mais il y a lieu de remarquer que ces rappels ne semblent pas figurer toujours là où l'on pouvait les attendre; à titre d'exemple, Dieu n'y fait pas allusion aux départs d'Agar et d'Ismaël hors du clan d'Abraham, mais juste après, ni lors de la destruction de Sodome et Gomorrhe, malgré l'intercession d'Abraham, ni lors de la vente de Joseph pour l'Égypte. Dieu cependant précise à Jacob : «Je descendrai avec toi en Égypte et c'est moi qui t'en ferai remonter. » De fait, c'est Jacob décédé que Joseph ramène en Canaan. Mais lui-même retourne en Égypte.
La Genèse se termine ainsi. A sa mort Joseph dit à ses frères « Dieu vous visitera et vous fera remonter de ce pays dans la terre qu'il a juré de donner à Abraham ». Mais il fallut attendre Moïse, c'est-à-dire au moins cent vingt-cinq ans plus tard. Pendant toute cette période, Dieu n'intervint pas pour rappeler sa promesse. Et de nos jours encore la possession de la terre est discutée...
Certes la Genèse n'a pas à détenir les garanties historiques modernes. Elle présente la foi des patriarches : Abraham est de ce fait appelé « le Père des croyants »; ainsi les livres bibliques qui ont suivi ont changé leur optique. Les réflexions sur l'Exode peuvent paraître bien mystiques par rapport aux difficultés des Hébreux dans le désert. Une fois en Palestine, c'est la loi qui devient le chemin de Dieu ; et finalement avec le christianisme, c'est Jésus qui se dit le chemin: la terre promise peut-elle être encore géographique ?
 
Exode, dure marche
Avec ce nouveau livre, notre étude se fera moins circonstanciée mais plus approfondie.
La marche vers la terre promise est une marche vers Dieu (Mi 6, 8). Il s'agit d'entretenir son alliance avec Lui. Dieu a sa présence concrétisée par la colonne de feu (Ex 13, 21) qui n'est pas arrêtée par la mer (Ps 77, 26), ce qui permet aux Hébreux d'échapper aux Égyptiens. Ensuite au désert, Dieu soutient son peuple et combat pour lui. Il lui procure nourriture et boisson, cherche des lieux de campement et veille à ce que rien ne manque. Mais la marche est dure ; le désert provoque chute dans l'épreuve et donne l'occasion au Seigneur de sonder son peuple en conscience et de la corriger (Dt 8, 2-6).
Le chemin de Dieu se fait long et sinueux (Dt 2, 1) Mais il aboutit au repos dans un pays heureux, où Israël pourra louer Dieu (Dt 8, 7-10) Les sentiers du Seigneur sont amour et vérité (Ps 25, 10) et ses voies, le droit ( Dt, 32, 4).
Il y a lieu de noter que ces citations sont tirées très rarement du livre de l'Exode. Le souvenir de l'Exode est revivifié par la Pâque et la fête des tentes. Les prophètes idéaliseront le temps où Dieu marchait avec son enfant (Os 11, 1).
 
La Terre Promise, chemin de fidélité à la Loi En Terre promise il n'y a plus de territoire à conquérir, c'est la Loi qui est le chemin. Les voies du Seigneur sont à garder (Ps 128, 1), les connaître est un privilège (Ps 147, 19) cette voie de la connaissance, le livre des préceptes subsiste éternellement (Ba 3, 35) II faut donc marcher dans la Loi (Ps 119, 1), pour se maintenir dans l'alliance et avancer vers la vie (Ba 3, 13-14), c'est le chemin de Dieu. La désobéissance à la Loi est un égarement (Dt 31, 17), la sanction évidente est un exil (Lv 26, 41). Mais Dieu ne peut se résoudre à la déchéance de son peuple (Lv 26, 44) Il faut donc continuellement préparer une route pour le Seigneur (Is 40, 3), Lui-même tracera des sentiers dans la solitude (Is 43, 19) et créera des routes pour gagner les hauteurs (Is 49, 11).
Deux voies résument la conduite humaine. Celle de la vertu (S 12, 23) ou de la justice (Pr 8, 20) de la paix (Is 59, 8) bref de la vie (Pr 5, 6).
L'autre voie est tortueuse (Pr 21, 8), prise par les insensés (Pr 12, 15) les pécheurs (S1, 21, 10), les méchants (Pr 4, 14). Elle mène à la perdition et à la mort (Pr 12, 28). L'homme est libre de son choix et en porte la responsabilité (Dt 30, 15 - 20).
 
Le Christ, chemin vivant
Jean-Baptiste l'annonce : « Préparez les chemins du Seigneur » (Luc 3, 4) rappelle ici Isaïe. Jésus est comme un nouvel Exode qui mène au repos de Dieu (He 4, 8), ou bien nouveau Moïse, il est le guide, l'accompagnateur (Luc 24, 15), II appelle à Le suivre (Mt 4, 19), et la route peut être illuminée (Mc 9, 3) ; mais cette « transfiguration » précède le calvaire (Mt 16,23). Jésus monte à Jérusalem pour le sacrifice (Luc 22,22) et c'est pour aboutir au ciel même (He 9,24). II inaugure donc un chemin nouveau et vivant (He 10,19). Dans les Actes des Apôtres, le christianisme naissant est appelé: « La Voie » à plusieurs reprises (Ac 9,2-18,25-24,22). Et les chrétiens ont eu conscience dès l'origine que ce chemin était plus qu'une assise territoriale à acquérir ou même qu'une loi à disséquer, mais une Personne à aimer, celle de Jésus. C'est en Lui qu'il leur faut marcher (Col 2,6) voire même courir (Ph 3,12) par la voie de l'Amour (Ep 5,2). C'est en Lui que Juifs et Païens ont accès par l'Esprit auprès du Père, et qu'il existe un même Dieu et Père pour l'humanité réconciliée (Ep 2,14-18). Cette relation universelle rend le Chemin possible à tous les hommes croyants et en ce sens les chrétiens sont de la postérité d'Abraham, spirituellement des Sémites. Jésus l'avait lui-même bien proclamé : «Je suis la voie, fa vérité, fa vie » (Jn 14,6).
 
 François BAUMSTARK
 




 




 
Avec Abraham
 
Père Abraham - l'ami de Dieu -,
c'est à toi que je m'adresse aujourd'hui.Là où tu es fort, c'est dans la mise en route, toujours prêt à partir et à repartir. Tu as la spécialitédes départs rapides et silencieux,de bon matin, juste le temps de sangler ton âne. Père Abraham, apprends-moi à repartir encore, après avoir fermé les portes du passé ! Là où tu es fort,c'est dans la marche sans boussole,tu as même eu l'impression
que l'obéissance te conduisait à une impasse lorsque le Dieu des promesses te fit gravir la montagne pour y sacrifier ton fils unique. Père Abraham, apprends-moi à obéir jusqu'au bout et dans le noir, sans considérer l'avenir ! Alors je prendrai avec confiance un nouveau départ.
 
Cardinal Etchegaray, J’avance comme un âne,Fayard 1984
 







 




Chercher Dieu et se laisser trouver  Albert-Marie Besnard
 
Chercher Dieu revient à se laisser trouver par lui. Il nous cherche, lui,` plus ardemment que nous ne pouvons le rechercher nous-mêmes. Il veut provoquer le contact avec notre liberté, qui nous obligera à prendre parti. Le pèlerin s'offre sur la route comme une proie au Dieu qui le guette. Tout ce qu'il entreprend n'est que pour être plus vulnérable. Il s'embarrasse de peu d'accessoires pour être plus léger de corps et d'esprit. Il s'enveloppe d'un horizon qui rince son oeil et son imagination du fatras qui les encombre. Il consent, bien sûr, à l'admiration d'un labour ou d'une moisson, d'une falaise ou d'une gorge, ou simplement de trois arbres qui lui font signe : mais il salue et il passe, ne gardant que l'action de grâces pour tant de beauté.
Il n'accepte de se laisser prendre que pour s'exercer à se déprendre. Il y a même une certaine façon de regarder que le pèlerin averti connaît bien et qu'il s'efforce de retrouver dès qu'il reprend la route. C'est un secret qu'un jour il a trouvé et que nul autre sans doute ne peut dérober.
 




 





Vers Compostelle, c'est...
` ...effleurer la terre qui porte mes pas si légers au matin et si lourds certains soirs,
Offrir à ses yeux un lever de soleil sur la minuscule église de St Juan de Ortega et deux heures plus tard s'agenouiller devant le Christ rouge de l'imposante cathédrale à Burgos,
Prêter ses pas à un visage cher qui devient durant quelques heures votre compagnon de route, Sortir d'un silence dans lequel vous étiez entré sans en avoir conscience et qui, vous ayant rendu à un autre vous-même, vous relie au premier visage rencontré,
Partager des fous rires, des chants plus... ou moins sacrés pour des fêtes improvisées, pour d'insolites lieux où le silence s'impose comme une prière, Écouter une confidence, un petit bout de vie qui se livre dans le mouvement des pas, entendre une blessure, une peur et surtout un amour qui s'est enfui, un fils qui «tourne mal», un père emprisonné, pour ne pas savoir pourquoi l'on s'est mis en chemin et surtout ne pas vouloir le savoir.
Prier pour ses pieds au moins autant que pour son âme. Espérer enfin Santiago et redouter le matin où sac et bâton resteront au clou...
Être accueilli avec chaleur dans un petit refuge où un jeune homme fête ce soir-là ses vingt ans. S'en réjouir en chansons, en rires, pour qu'il s'en souvienne comme je m'en souviens aujourd'hui. Danser le french cancan dans un petit café en oubliant qu'il reste trois heures de marche, 800 m de dénivelé, sans savoir qu'il va se mettre à pleuvoir, à faire froid, qu'on va marcher dans la boue et le brouillard...
Baragouiner de vagues souvenirs d'anglais, d'allemand, et même de belge pour goûter à l'humour inoubliable de deux clergymen venus du Portugal...
En vouloir beaucoup, beaucoup au ronfleur qui a tenu vos oreilles au garde à vous une partie de la nuit et pourtant lui sourire au matin...
Perdre son regard dans les merveilleux vitraux de la cathédrale de Leon, découvrir que la beauté gît autant dans un caillou que dans une cathédrale, Être saisi par le mouvement que vos pas ont fait naître dans votre âme, sans bruit, jour après jour. Confondre dans le souvenir des visages avec les paysages.
Inatteignable, l'horizon flirte avec l'éternité et nous tient en chemin.
 
Christiane TABARY
 




 




L'art, c'est le plus court chemin de l'homme à l'homme.
André Malraux




 




 
 
Abraham et les trois anges
Marc Chagall
(Musée national biblique, Nice)
 
 







 
Pourquoi le rouge ? Pourquoi le feu ? Pourquoi le bleu ? Pourquoi les ailes d'or? Pourquoi les ailes de candeur?
Sont-ils les mêmes, ces trois anges attablés? Sont-ils Le même ? Deux se distinguent du troisième. Les deux au pennage blanc, l'un blanc teinté de vert, l'autre de violine, se regardent. Le troisième, le bleu aux ailes d'or, à l'auréole d'or, se
regarde. Il regarde son cœur. Rouge est son visage calme. Rouge comme l'univers du jardin d'Abraham. Rouge comme le feu que son amour embrase. Et bleu comme Abraham. D'azur. Rouge, azur et or, sont les couleurs de cet ange, d'Abraham et du mande;.
Les trois anges se sont mis à table, mais l'un d'eux n'est peut-être pas ange tout à fait. Peut-être est-il Dieu.? Un Dieu qui s'apparenterait à l'homme ? Un Dieu qui deviendrait un jour le Fils de l'Homme ? Pour l'heure, tous les trois dégustent la galette, le veau et le lait caillé de Sarah. Bientôt Isaac en elle se formera. Un ange à droite déjà porte sur ses épaules la bulle du songe vrai que les trois bénissent en Abraham. Viendra le Fils de la promesse. Déjà le monde s'enflamme. L'Amour est fort comme la mort qui enfante la Vie. Abraham rêve en lui, mains protégeant sous l'azur la source féconde. Sarah vient nourrir Dieu. Par-delà le feu, les délices d'un feuillage improbable, et l'errant, guidé par la main -divine ?- sur l'interminable chemin... --
 
Dominique Ponnau
 







A

Haut de page          



















Jean C 18/08/2008 14:51

Bonjour XavierHier j'ai repris cette prière universelle dans une église. Une personne a refusé de la lire car tout est faux jans ces JO, en particulier du côté de l'attitude des Chinois. Ils nous ont menti tant qu'ils ont pu. Ces JO ont été organisés par eux pour la seule gloire de leur pays. Les plus pauvres en font les frais.