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Publié par Xavier Cormary

Les médias ne manquent pas périodiquement de souligner la crise du recrutement des prêtres et de remettre sitôt en question le célibat sacerdotal qui est de règle dans l’Eglise catholique latine (en occident essentiellement). On voudriat exiger de l'Eglise qu'elle autorise "les prêtres à se marier" ou bien à 'ordonner des hommes mariés". mais qu'en pensent les premiers concernés, en l'occurence : MOI !

 Le célibat est exigeant, et c’est bien ce qui pose le plus question dans la vie du prêtre puisque on ne peut évoquer la situation des prêtres sans remettre ce célibat en cause. C’est d’ailleurs ce qui interpelle le plus les jeunes que je rencontre aujourd’hui. Actuellement, il reste le signe le plus visible de la spécificité du prêtre dans notre société : « Cet homme a choisi de ne pas se marier ! » Ce n'est pas subi, c'est choisi, même si les conséquences sont difficiles à assumer comme dans tout engagement. La libération des mœurs laisse croire aux nouvelles générations qu’il est impossible de vivre sans avoir de relations sexuelles. C’est pourquoi les média doutent du célibat des prêtres qui affirment vivre la continence. On imagine facilement que tous les prêtres ont des maîtresses. 

 A mon avis, largement partagé, la question du célibat ne remet nullement en cause la foi. Les églises catholiques de rites orientaux (Liban ; Irak ; Roumanie…) ordonnent prêtres des hommes mariés. A mes yeux,  je crois devoir souligner la valeur du célibat consacré et sa signification profonde ; je ne crois pas que le célibat relève uniquement d’une discipline ecclésiastique séculaire qui serait dépassée, mais d’un attachement profond au Christ-Jésus. Le célibat est bien un don total de ma personne à Dieu. Quand le prêtre  que je suis donne sa vie, son temps, son cœur, son affectivité, son intelligence, il offre dans son célibat son propre corps pour la vie des femmes et des hommes qu’il a mission de conduire vers le Père. Et Dieu ne peut se donner qu’à travers le don que le prêtre fait de lui-même. C'est une lecture spirituelle, telle que je la ressens. Bien sûr, un prêtre marié vivra les choses différemment sans qu'elles soient mieux ou moins bien ...

On évoque parfois les raisons matérielles (rémunération insuffisante ; emploi du temps surchargé ; manque de disponibilité …) qui empêcheraient le prêtre d’être un époux dévoué et un père attentif à la vie de sa famille. Ces arguments, s’ils sont,  à mon avis, pertinents, ne peuvent suffire à justifier pour une vie entière un célibat consacré à Dieu.

 Ma vie du prêtre trouve son sens dans ce qui est en moi donné au Seigneur et à mes frères pour manifester la présence du Christ, vrai homme et vrai Dieu. Toute mon existence voudrait  bie imparfaitement refléter celle de Jésus, homme au milieu des hommes, célibataire pour annoncer l’Amour incarné du Père qui peut combler toute vie humaine, jusque dans son intimité. C’est ça la vraie grandeur du célibat et la force du don que le prêtre fait.

Le prêtre reste un homme faible et pêcheur : Je reste ce pauvre de Dieu... Je peux parfois manquer à ma parole, à mes engagements et à ma consécration comme un mari peut être infidèle à son épouse dans le sacrement du mariage. Tout est une question de fidélité à la parole, et au sens donnée à cette consécration.

 

Aujourd’hui, il me semble que les crises touchent aussi bien de l'engagement, dans le mariage comme dans le célibat consacré, comme d’ailleurs dans des engagements associatifs, syndicaux ou politiques. Ce n'est pas la question du célibat qui pose problème pour les vocations : c'est d'abord une crise de la foi. Peu de croyants, peu de gens portés à s'engager !

Je veux aussi l’affirmer : cette vie est possible ! Elle n’est pas subie, elle est avant tout choisie. J’essaie moi-même humblement d’être un prêtre entièrement consacré au Seigneur pour le service de l'Église, et je suis heureux  dans mon célibat ! Je ne sais pas ce que l’avenir me réserve, mais je sais que je peux et que je dois d’abord compter sur la puissance de Dieu, « son Esprit qui vient au secours de notre faiblesse. » (De la lettre de St Paul aux Romains, chapitre 8, verset 26)                   

      

 

Célibat du prêtre : mon célibat...

Commenter cet article

Luc 08/11/2015 08:10

Non contrairement a certains je ne pense pas qu'on veut a toute force marier les prêtres mais au moins leur laisser la liberté de le faire si ils voulait se marier
D’ailleurs si j'en crois certaines referances de la BIBLE les apôtres ou certains apôtres était maries

Livia 08/11/2015 00:18

Je vous remercie d'avoir donné ce témoignage.
Puisque aujourd'hui, on veut à toutes forces marier nos prêtres contre leur gré et leur mère l'Eglise, j'admire votre courage de rester fidèle à vos voeux. Je sais que si un jour les prêtres se mariaient, je n'irai plus "JAMAIS" me confesser, comment raconter à un homme ses petits et gros péchés, alors qu'il risque d'aller raconter, comme font beaucoup de maris, tout à leur femme ? S'ils veulent tant marier nos prêtres, c'est pour détruire l'église que certains à l'intérieure blessent déjà/
Je prie pour que tous les prêtres se donnent corps et âmes à Dieu, et n'oublient jamais leur don de leur vie à Dieu.

laburre 10/05/2011 16:38



mr marinitou,


je n ai aucune  d amertume,pour les "victimes du systeme du catholiscisme",mais  je souhaiterais que les ecailles  tombent de leurs yeux!


bises


 



laburre 10/05/2011 11:12



Lorsque l esprit de verite publie un peu partout l esprit de l erreur du systeme ecclesiastique (ce matin a la radio,ou hier sur chretien magazine  )il est urgent pour ne pas perdre son ame
de trouver  la force de "reagir"pour tourner le dos aux tenebres ,et prendre le bon chemin,de la Verite et de la Vie.


LeVatican au 7e ciel


Un gay en pleine séance sadomaso avec un prêtre du Vatican.


Un ecclésiastique dévoilant son besoin de prostituées.


Une sœur expliquant que le sexe est un «soulagement». Ces scènes sortent de «Sexe au Vatican», de l’Italien Carmelo Abbate.


Sur plus de 400 pages, le brûlot aligne les témoignages de ceux qui, au Vatican ou ailleurs, ne parviennent pas à respecter leur vœu de chasteté.. Pas question ici de pédophilie mais d’amours
clandestines. «Le sujet, c’est la sexualité cachée, les doubles vies. Le célibat ne fonctionne pas et n’a jamais marché. Le sexe est omniprésent dans l’Eglise catholique», note Carmelo Abbate.


L’enquêteur, 39 ans, avait créé un séisme l été dernier. Son journal,Panorama, publiait son enquête sur les pratiques des prêtres gays du Vatican, vidéos à l’appui. Carmelo Abbate a ensuite
continué son travail. Ce livre doit etre déconseillé aux mineurs car  il regorge de scènes très crues.


«Ce n’est que la vérité», réagit Carmelo Abbate.


La méthode, aussi, prête à la critique. L’enquêteur travaille incognito, en immersion, se crée des pseudos sur le Web, utilise un ami gay pour piéger les prêtres. «Je veux mesurer le degré de
pureté qui règne au royaume des chastes. Et si, pour atteindre cet objectif, je dois me piétiner, ou piétiner d’autres personnes, qu’il en soit ainsi», écrit-il.


 


  «J’entends dénoncer la culture du secret, pas les personnes, réagit-il. 


 


Car les prêtres et les religieuses ne veulent pas sortir de l’anonymat. Ils ont peur. »


Après la première enquête,en 2010 le Vatican avait réagi. «Le but de l’article est évident: créer le scandale, diffamer tous les prêtres», avait tranché le cardinal Agostino Vallini, vicaire de
Benoît XVI, souhaitant que les rares brebis galeuses quittent l’Eglise. Carmelo Abbate, lui, a une autre conviction:


«Les problèmes de type sexuel apparus et divulgues ces dernières années ,vont finir par détruire définitivement la crédibilité de l’Eglise catholique. »



Miniritou 10/05/2011 14:51



Au risque de passer pour un couilon du type de ceux que vous dénoncez, chère madame, permettez-moi une remarque fraternelle : chacun des commentaires que vous laissez sur mon blog ( et que je
n'enl-ve pas par souci de liberté d'expression me semble émaner d'un "pisse- vinaigre" rempli d'amertume et de fiel contre l'Eglise.


Je n'ai pas lu, sauf erreur ou oubli de ma part, sous votre plume, un commentaire bienveillant et positif qui mette en lumière quelque chose de lumineux et de beau dans la vie de l'Eglise des
prêtres, etc.


Les méfaits et actes scandaleux que vous dénoncez existent, certe. mais ils cachent les bien plus nombreux témoignages de prêtres fidèles et heureux, dans leur célibat et le don total qu'ils font
d'eux même dans leur sacerdoce.


A force d'être fieleux, on devient fiévreux !



laburre 23/02/2011 10:55



complement d informationdu 22.02.2011 pour les "septiques"









































































Pédophilie

Prêtres Rédemptoristes: de nouveaux témoignages






Kathleen Frenette
Agence QMI
21/02/2011 21h04 

















     






De nouveaux témoignages d’enfants, victimes de prêtres pédophiles au Séminaire Saint-Alphonse, sont venus s’ajouter, lundi, à la liste déjà longue du recours
collectif qui a été autorisé contre les prêtres Rédemptoristes.

En tout, sept prêtres, dont cinq sont décédés, sont visés par cet éclairage fourni par les nouvelles victimes, pour des gestes qui ont été commis entre 1960
et 1987 à l’ombre de la Basilique Sainte-Anne-de-Beaupré.


Dans les témoignages déposés, on y apprend que le père François Plourde, directeur du Séminaire et professeur d’anglais à l’époque des crimes, avait repéré l’une de ses jeunes
victimes de 12 ans, trois mois après que celle-ci soit entrée au collège.


Selon ce qui est écrit dans le recours, le jeune homme «a été abusé sexuellement par le directeur du Séminaire de l’époque. Ce dernier masturbait cet étudiant, lui demandait de se
masturber et lui faisait des fellations».


De plus, il arrivait souvent que le directeur interpelle «cet étudiant par haut-parleur ou en personne dans les corridors du Séminaire, afin de le convoquer à son bureau où les
abus sexuels se déroulaient habituellement».


En décembre 1983, le jeune étudiant aurait confronté le prêtre qui se serait alors mis à pleurer en lui mentionnant avoir vécu la même chose dans sa jeunesse.


Peu de temps après, soit au mois de janvier suivant, le prêtre s’est suicidé par pendaison. Perturbée par le décès de l’homme, la jeune victime s’est alors tournée vers un autre
prêtre pour confier son désarroi.


Alors que le jeune étudiant s’attendait à recevoir du réconfort de la part du Père Hervé Blanchette, aujourd’hui décédé, «ce dernier s’est mis à l’abuser sexuellement sur le
champ, en lui mettant la main dans les sous-vêtements et en lui touchant les parties génitales en mentionnant qu’il allait le masser et qu’alors, ça irait mieux».


Cet élève aurait également été abusé par un autre prêtre, à savoir le curé Raymond-Marie Lavoie, mais le prêtre aurait mentionné à l’étudiant qu’il devait cesser cet abus parce
qu’il n’était pas à lui.


Lundi, l’Association des victimes de prêtres a fait paraître des annonces dans les journaux à l’intention des personnes qui auraient été agressées entre 1960 et 1987 offrant la
possibilité de se faire connaître. Déjà, une quarantaine de personnes se sont jointes au recours collectif.