Dépénaliser ou légaliser l’euthanasie ?

Publié le par Miniritou

Souvenez-vous ! C’était 30 ans en arrière… je n’étais qu’un gamin, mais dans ces années 70, le combat pour le progrès que représentait l’IVG était rude. Une loi dite « loi Veil » a dépénalisé l’avortement, qui était jusqu’alors, pour la femme se faisant avorter en France, passible de poursuites judiciaires. Aujourd’hui, 220 000 avortements au bas mot. On ne parle plus de dépénalisation mais de légalisation. Dans beaucoup de cas, aucun accompagnement des détresses des femmes, aucune liberté pour une femme en difficulté qui voudrait garder son enfant : on éjecte le problème. La sécurité sociale rembourse et on parle plus !

 Et on veut nous faire croire que l’euthanasie serait réservée aux cas de détresse similaires à celui de Chantal Sébire, condamnée par une tumeur qui la défigure, et morte hier de manière mystérieuse…  L’émotion et la compassion ne peuvent qu'avoir la première place dans une situation comme celle-ci. Mais décider qui doit mourir, qui est suffisamment incurable pour être autorisé à subir une euthanasie active, qui est lucide ou pas sur sa santé, sera vite un casse-tête diabolique ! Sans parler des intérêts des proches qui influenceront la décision : héritage ; rejet de voir la souffrance… Et il est à parier que l’exception qui serait autorisée par une « commission nationale d'euthanasie » comme le propose la nouvelle secrétaire d’Etat à la famille, Nadine Morano, deviendra vite monnaie courante. Quel leurre de penser que l’on puisse vivre sans souffrance, et que la personne souffrante soit privée de dignité dans ou par sa maladie. Et pourquoi pas l’euthanasie pour les personnes débiles profondes, pour les accidentés de la route, paralysés, etc … Dans quel monde vit-on !

 

Lire aussi un autre article de ce blog : La mort en face

Publié dans Textes de réflexion

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Nathalie 05/04/2008 08:22

Nous n'ovons pas fini de nous indigner : jusqu'où ira la chosification de l'être humain ?
Lisez ceci : En Grande Bretagne, les députés doivent examiner en mai, une loi, autorisant la création, pour la recherche , d’embryons mi-humains mi-animaux. Le cardinal KEITH O’BRIEN lors d’un sermon, parle d’une attaque monstrueuse contre les droits de l’homme, contre la dignité et la vie humaine. En voilà encore un qui va se faire traiter de réactionnaire prêchant contre la liberté....

Joke 31/03/2008 14:02

La
souffrance
Voilà
le lien "cliquable" :
http://www.anuncioblog.com/index.php?2008/03/19/468-jean-paul-et-le-sens-chretien-de-la-souffrance-humaine
 

Nathalie 29/03/2008 20:35

Joke, Votre lien est impossible, car on ne peux pas cliquer dessus et on ne peut pas faire "copier-coller", j'ai laissé un commentaire sur votre blog

Joke 29/03/2008 12:30

"Demandez et vous recevrez" :
http://www.anuncioblog.com/index.php?2008/03/19/468-jean-paul-et-le-sens-chretien-de-la-souffrance-humaine

Joke 29/03/2008 08:47

Bonjour
Nathalie !

Je sais, Nathalie. Puisque je n'ai pas la même morale que vous, je n'ai donc pas de morale.  Si vous indiquiez une aqdresse électronique je vous répondrais personnellement mais le "commentaire" sur un blog n'est pas très approprié à ce genre de débat.
Je n'ai parlé de la mort de ma mère que pour vous dire que pour moi ce débat prenait une importance particulière à ce moment-là puisqu'il n'était pas un abstraction ni un "fait divers" traité par les medias.
Ma mère a reçu des soins parfaitement conformes au protocole de soin concernant les malades dans son état. Je n'ai jamais entendu l'Eglise expressément interdire l'usage de la morphine ou  fixer la posologie de ce médicament. Mais peut-être cela m'a-t-il échappé.

Ce que j'ai à "(re-)dire" sur la "décxlaration communbe" :

1. Entre
la "déclaration commune" et une citation d'Adolphe Hitler, il y a
plus qu'une nuance. Je serais surpris si les deux signataires approuvaient
l'utilisation du texte d'Hitler en l'occurrence.

2. Tout
groupe a le droit d'exprimer son point de vue sur tout. L'archevêque et le
Rabbin de Paris ont donc parfaitement le droit de s'exprimer sur l'euthanasie.
En revanche, ils n'ont aucun droit d'imposer leur point de vue à tous. Et c'est
pourtant ce que leur "déclaration" tente de faire.

3. A
l'inverse, ceux qui disent "ma vie m'appartient" n'imposent rien à
personne. Ils ont le devoir de reconnaître que d'autres ont une
conception différente - et, comme les catholiques, croient en "la valeur
rédemptrice de la souffrance" - mais ils ont le droit d'exiger le
même devoir de la part des mêmes autres. Il y aurait problème si on proposait
un loi permettant de poursuivre pour "mauvais traitement" ceux
qui refusent de mettre fin aux souffrances de leurs proches.

4. "Tu
ne tueras pas". Quelle valeur a le rappel à ce commandement ? N'y a t
il pas duplicité de la part des catholiques et des juifs – et
j'ajouterai sans hésitation tous les chrétiens et les musulmans – à
rappeler inlassablement ce commandement lorsqu'il s'agit d'interruption de
grossesse ou d'euthanasie mais depuis peu seulement pour certains
lorsqu'il s'agit de la peine de mort et jamais lorsqu'il s'agit de la guerre ou du maintien de l'ordre ?

Miniritou 29/03/2008 09:13


Joke, je ne pense pas que vous ayez un regard très juste et très actuel sur la foi catholique : "la valeu rédemptrice de la Souffrance ???  Où donc avez-vous trouvé cela ? Certainement pas
dans des textes récents de l'Eglise !
Quand  l'Eglise dénonce les atteintes à la vie, il n'est pas rare que le pape s'indigne et s'élève contre la peine de mort et appelle (comme cete semaine au Tibet) au respect et à la
négociation au lieu de la répression et de la violence !