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Publié par Suzanne Algans

 

A  la demande de l’évêque de Lavaur, Simon de Beausoleil (1515 - 1522), le chapitre des chanoines de la cathédrale St Alain commande un Jacquemart, au fondeur toulousain Guillaume Lacassagne : une cloche de bronze sans battant, aux armes de la ville avec les inscriptions J-H-S et « Maria vox Domini sonat » et un mécanisme d’horlogerie au serrurier toulousain Marc Jacquet pour animer l’automate. La hache frappant la cloche aux heures et aux demies heures.

 Cette cloche ne fut hissée qu’en 1604 sous le consulat de Jean Saunal, Pierre-Benoît Olmières et Guy Devezis, à cause des guerres de religion.

 Monseigneur Legoux de la Berchère (1678 – 1686) fit exécuter un second jacquemart par le charpentier de Fiac Noël Arnaud et réparer l’horloge par le serrurier Marin.

 En 1783, Mgr Jean-Antoine de castellane saint Maurice (1770 – 1801) fit remplacer la cloche du jacquemart, qui fut épargnée par la Révolution et classée Monument Historique le 27 mars 1908.

 Le 11 août 1873, un 3ème automate exécuté en pin par Gasc, de castres fut hissé à son tour. Il était en mauvais état en 1899. Après la Première Guerre Mondiale, il fallait envisager de le remplacer. Une souscription fut lancée. Georges- Justice Espénan offrit un chêne de sa propriété de Roucayrols avec lequel Jacquemart IV fut sculpté par Joseph Fabre et hissé le 27 septembre 1922 devant une grande foule, et installé dans sa tour par Antonin Massoutié et son ouvrier Xavier cadaux.

 En juillet 1957, Jacquemart ayant perdu son bras, le maire Raoul Lacouture chargea Gabriel Brauge, sculpteur de le reconstituer. Il fut remis en place par le charpentier municipal Jean Falcou. Le célèbre automate fut repeint par Maurice Crouzet.

 De nouveau en mauvais état, il fut descendu le 25mars 1997 par une entreprise de l’Hérault, pour être restauré au Conservatoire des Monuments Historiques de Toulouse. Il nous reviendra 3 mois plus tard. Ce sera l’occasion d’une exposition de nos trois jacquemarts à l’office du tourisme.

 Ensuite Jacquemart IV retrouva sa place pour le plaisir des vauréens et des touristes de passage. 

 

                                                                                           S. ALGANS

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