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Publié par Miniritou

La sainteté : c’est la fraternité !

Un champion de l’amour :  Voilà ce qu’est un saint ! On a beaucoup parlé de la liberté d’expression ces derniers jours : dans cette actualité dramatique qui a vu l’assassinat barbare d’un professeur, Samuel Paty.

« Il y a des croyants qui pensent que leur grandeur réside dans l'imposition de leurs idéologies aux autres ou dans la défense violente de la vérité ou encore dans de grandes manifestations de force. Nous, croyants, nous devons tous le reconnaître : l'amour passe en premier ; ce qui ne doit jamais être mis en danger, c'est l'amour ; le plus grand danger c'est de ne pas aimer. » (Fratelli tutti 92)

Si chacun est, en théorie, bien libre d’exercer sa liberté de parole comme il l’entend, cette liberté ne doit-elle pas être guidée par l’amour et le désir de fraternité universelle ? Ne faut-il pas questionner notre République sur le lien qu’elle entend faire exister entre « LIBERTÉ, ÉGALITÉ ET FRATERNITÉ » ?  La devise républicaine, inscrite sur le fronton de nos mairies, entend promouvoir la liberté d’expression, mais aussi la liberté de croire ou de ne pas croire, fondement de la laïcité. Or une liberté exempte de fraternité est-elle encore républicaine ? Fraternité des croyants pour les non-croyants, et des non-croyants pour les croyants ! La vraie liberté ne se trouve-t-elle pas dans la capacité à mettre en avant une fraternité républicaine qui permet de discerner ce qui va contribuer à l’unité nationale, au respect mutuel, et ce qui déchirer et diviser ? Et d’aider les citoyens à le faire ?

La fraternité en mode chrétien, on appelle ça « Caritas ». Dans la foi nous découvrons que « nous avons été créés pour une plénitude qui n’est atteinte que dans l’amour. » (Fratelli Tutti 68)

La République a mal quand on assassine ses enfants, ses enseignants. Les Gilets jaunes ont mal quand on donne l’impression d’oublier l’humain dans la vie économique et sociale.  Les croyants ont mal quand on piétine et outrage leurs convictions.

Oublier la souffrance des uns au profit de celle des autres, n’est ce pas engendrer le communautarisme et scléroser le pacte républicain.

Décidément, la nouvelle encyclique du pape François Fratelli tutti tombe vraiment à pic ! Lisez-là ! Le monde a besoin de saints parce qu’il a besoin de fraternité qui construit l'amour et le respect de l'autre.

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