Du Produit Intérieur Brut à la Possibilité Intérieure du Bonheur

Publié le par Miniritou

Garder le cap ou orienter l'humanité vers la décroissance ?

Garder le cap ou orienter l'humanité vers la décroissance ?

Après la croissance : la croissance verte. Pour répondre au défi écologique qui s’impose à nous, à notre pays, mais aussi au monde entier, nous voici obligés, tout au moins invités, à sacrifier une économie traditionnelle, fondée sur une croissance économique libérale où le profit est la finalité. Il faut alors rejoindre le régiment des convaincus pour une économie écolo-responsable, fondée sur la prise en compte de l’impact environnemental de nos habitudes de consommation individuelles et collectives. Pour lutter contre le réchauffement climatique, pour sauver la planète, il s’agit de manger bio, de consommer local, de réduire « l’empreinte carbone », de nous convertir à la voiture électrique, de recycler, de trier nos déchets… Bref : il suffit de consommer autrement !

Dans ce vaste chantier, personne ne semble conscient que le défi est mondial : le problème n’est pas posé à une région ou à un continent mais à notre planète entière. Une nation convertie au vert au milieu d’autres pays indifférents aux enjeux écologiques n’aura, à court terme, aucun intérêt et aucun profit à changer de modèle économique. Son engagement vertueux sera même un handicap majeur et décourageant dans un modèle d’économie mondialisée. Le très long terme n’étant jamais un horizon acceptable pour le capitalisme, l’engagement responsable pour une conversion écologique ne pourra jamais être une option vraiment envisageable dans un modèle économique libéral, tel que le nôtre.

La dictature de l’économie et les besoins irrépressibles du consommateur qui veut toujours « avoir pour exister », a déjà fait oublier les questions qui ont été soulevées lors du confinement du printemps 2020. Le « monde d’après » renaît sous nos yeux en ressuscitant les fondements du monde d’avant, juste (légèrement) colorés en vert (pâle).

Le tsunami COVID 19 n’a vraisemblablement pas été suffisamment puissant pour écraser l’orgueil de l’être humain et éclairer les dirigeants des nations à prendre la mesure des changements nécessaires et urgents.

L’écologie intégrale exige la mort d’un système économique vicié. Personne n’est prêt à cette transition-là. L’écologie intégrale implore de construire un modèle économique et social où l’homme intégré à son environnement est au centre de toute décision. Les dérives bioéthiques en sont l’expression et l’idée même de décroissance et de sobriété ne sont considérés que comme une fantaisie utopique et dangereuse.

C’est une écologie intégriste qui est en train de s’imposer : l’être humain devient un animal nocif pour la planète. Les animaux deviennent plus aimables que les humains et les dérives eugéniques promettent un développement de l’être humain libéré de toute barrière éthique.

Remettre les statistiques du PIB, de croissance économique et la sainte liberté individuelle au-dessus de l’intérêt supérieur de l’humanité, au-dessus du Bien commun intégral est une impasse qui nous conduira à la ruine des âmes et, très probablement, à la fin de notre civilisation.

Croire en un Dieu qui veut que l’humanité réussisse est un défi et un appel ! Le message du Christ conduit l’homme humble à la possibilité intérieure d’un Bonheur. Exigeant mais tellement plus vrai et durable que les promesses de la Bourse et de la société de consommation. « Seigneur, reste auprès de ton peuple, car sans toi notre vie tombe en ruine. Fais -nous passer à une vie nouvelle ! »

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