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Publié par Miniritou

40 ans après la loi Veil dépénalisant l’avortement, force est de constater que si ceux qui s’opposent à l’IVG n’ont pas baissé les bras, il faut bien reconnaître que l’Etat et les associations qui militent pour ce « droit » font de l’avortement le sujet par excellence de la défense des femmes, au point de diffuser la pensée selon laquelle s’opposer à l’avortement, c’est s’opposer à la femme et à son émancipation.

Pourquoi l’avortement est-il un sujet si délicat ?

Parce que, malgré les millions d’€uros d’argent public pour faire croire que l’IVG est un acte banal, anodin et sans conséquence, la conscience humaine reste souvent tracassée par cet acte qui consiste, qu’on le veuille ou non, à éliminer la vie naissante, un embryon avec un ADN unique qui constitue le commencement d’un être humain en devenir, qui a déjà en lui-même tout pour se développer, sauf le temps qu’on ne lui accorde pas...

La propagande d’Etat, la communication à sens unique qui vise à dédramatiser l’IVG sans, ou si peu, responsabiliser les personnes en soulignant la portée de cet acte, tout cela est voué à l’échec parce que fondé sur des mensonges. On peut enfumer la conscience collective. On peut banaliser et rendre gratuit un acte médical qui tue la vie, on peut même contraindre les consciences des médecins. Il n’empêche que le mot aseptisé et socialement correct d’IVG pour évoquer l’avortement est un échec : un projet avorté, une expérience avortée souligne l’échec. Il ne s’agit nullement de contraindre les consciences ou de culpabiliser les femmes qui vivent ou subissent cet échec : « Nous sommes appelés à former les consciences, mais non à prétendre nous substituer à elles », affirmait le pape François après le synode sur la famille (Amoris Laetitia, § 37) Il est pourtant aujourd’hui nécessaire de dénoncer la pensée unique qui veut réduire au silence les personnes et les institutions qui osent dénoncer la politique du « tout avortement ».

  • Pourquoi favoriser l’avortement sans donner davantage de moyens aux jeunes femmes qui donnent la vie ?
  • Pourquoi ne pas encourager et faciliter une politique familiale d’adoption ? Tant de couples vont à l’autre bout du monde chercher un enfant …

Je prétends, j’affirme que la politique de mort, la politique anti-nataliste menée dans notre pays est un mensonge effrayant qui est l’œuvre occulte de lobbies puissants, ayant des intérêts commerciaux et financiers : laboratoires pharmaceutiques, cliniques, associations de planning familial subventionnées pour aider les femmes à avorter et non pour les accompagner dans leurs détresses…

Certes, si certains sont favorables à l’avortement, même parmi les chrétiens, c’est sans doute le résultat d’une anesthésie de la conscience collective qui réfute à l’embryon le statut de personne à part entière. Pourtant, encore une fois, le bon sens parle de lui-même : une femme qui tombe enceinte ne va pas dire : « j’attends un embryon, un fœtus… » mais bien « j’attends un bébé !» C'est juste une affaire de bon sens ...  Ou encore  : pourquoi la fausse couche d’un bébé désiré, même au bout de quelques semaines, est-il ressenti comme un drame humain et un traumatisme psychologique ? Pourquoi l’IVG est-il limité à 12 semaines en France, au-delà des considérations médicales ? Après tout, un enfant, pardon, une « grossesse » non désirée à 12 semaines, le sera-t-elle davantage à 15 ou 20 semaines ?

Le bon sens, le bon sens doit nous faire réagir ! Il ne s’agit pas encore une fois de rejeter le libre choix de chaque personne à donner ou non la vie à un enfant, mais de dire la réalité de l’expérience, ses enjeux, ses conséquences, et d’éclairer chaque femme en toute neutralité.

La récente intervention de la ministre des familles, Laurence Rossignol, dénonçant un « délit d’entrave numérique » de la part de sites internet qui ne proposent pas la solution unique et inique de l’IVG, est consternante. La dictature de la pensée progresse. Et les questions de vie et de mort, les questions sur l’amour, sur la sexualité, sur le mémoire historique, sur la liberté religieuse et sur les fondements de notre société sont délicates et font l’objet d’attaques pernicieuses. Que le bon sens, et non la morale, ni les idéologies partisanes, nous éclaire et nous aide tous à œuvrer pour le Bien commun  et à choisir ce qui fait grandir l'Humain.

L'avortement : une affaire de bon sens !

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Juliette 19/09/2016 12:21

Votre commentaire n'est pas faux. Toutefois il me semble un peu incomplet. Pourquoi parle-t-on toujours de l'avortement en termes uniquement féminin? Et la responsabilité des messieurs?
Il me semble qu'il serait plus juste de dire que c'est un couple qui avorte lorsque les deux parents sont d'accord.
N'est-il pas juste de parler aussi de la douleur d'un papa à qui on ne demande pas son avis, au nom du "droit sacré" des femmes à disposer de leur corps?
A ce titre le corps de l'enfant est-il le sien propre ou une extension, voir un organe, de celui de la mère, et d'ailleurs de celui des deux parents?
On focalise le problème sur les femmes. C'est très confortable assurément. Mais quelle simplification! Ne pensez vous pas que cette responsabilité est en fait partagée avec le papa, mais aussi les médecins et le corps médical, lorsqu'il adhère à cette forme de pensée unique?
Il en faut du monde pour faire passer un petit bout d'homme.

Livia 18/09/2016 20:57

Je connais une dame, qui a maintenant un âge certain et qui s'est fait avorter à l'âge de 16 ans, elle me l'a raconter en pleurant, elle regrette toujours cet enfant, car après s'être mariée elle n'a pu procréer avec son mari, incompatibilité, chacun pouvait avoir des enfants, mais ils ne pouvaient ensemble. Elle dit que Dieu la punissait pour son crime! Peut-être, mais comme je lui ai dit devant son immense chagrin et son grand remords, je pense que Dieu lui a pardonné. J'en ai parlé à un prêtre qui pense comme moi.
Cependant cette culture de mort dans nos pays occidentaux est dramatique, pour la sauvegarde non seulement des âmes mais aussi pour la sauvegarde de la race!

Miniritou 18/09/2016 21:15

Merci de rapporter ce témoignage.

agnes 18/09/2016 20:13

je me suis fait avortée à l'age de 19 ans suite à un viol, aujourd'hui encore à 52 ans je pense à cet enfant qui aurait dû naitre, j'en veux au médecin qui ne 'a pas parlé de la possibilité de confier mon enfant à l'adoption et puis j'avais peur de ma famille, j'étais désemparé et aucune aide ,personne à qui parler en toute confiance sauf à Dieu ,je lui ai tout laisser : ma peur,ma honte mon désespoir et surtout mon petit ange! mais comment garder un enfant d'un homme qui vous a agressé, qu'aurai-je dit à cet enfant sur son père, toutes ces questions je me les suis posée pendant des années.Ce lourd secret ,je le garde au fond de moi ; mon mari est mes trois enfants ne savent rien sur ce lourd passé.J'ai confiance en Dieu et son pardon ,car lui seul connaissait ma situation.Si je pouvais revenir en arrière j'aurai poursuivi ma grossesse et confier mon enfant à l'adoption mais s'en jamais l'oublié!

Miniritou 18/09/2016 20:39

merci pour ce témoignage Agnès.